Le sous-comité « Marchés de matières premières, actifs numériques et développement rural » de la commission de l’agriculture de la Chambre des représentants des États-Unis a tenu une audience publique le 21 juillet. Le thème met l’accent sur la protection des clients et l’intégrité du marché pour les marchés de prédiction d’événements sportifs. La question centrale est la suivante : les contrats d’événements sportifs, représentés par des plateformes comme Polymarket et Kalshi, doivent-ils être régulés par la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) au niveau fédéral, ou bien doivent-ils être traités par les autorités de régulation des jeux de chaque État.
Audience publique du 21 juillet : la qualification juridique des contrats sportifs reste à clarifier
D’après le compte rendu public de l’audience publique du 21 juillet, le président du sous-comité, Dusty Johnson, a déclaré que les marchés de prédiction existent depuis des années, mais que les progrès techniques ont entraîné une expansion rapide de leur taille et de leur visibilité, avec des changements au cours des deux dernières années qui dépassent les attentes initiales des autorités de régulation. Il a indiqué que les marchés des produits financiers dérivés étaient initialement conçus pour la gestion des risques et la découverte des prix ; le Congrès doit donc déterminer si les contrats d’événements sportifs répondent encore à ces finalités financières. Si une plateforme ne cherche qu’à attirer des utilisateurs en les attirant sur une forme de paris de divertissement, alors cela soulève des questions relevant du droit des jeux, de la protection des consommateurs, de la prévention des jeux chez les mineurs et du jeu problématique.
L’enjeu central de l’audience publique porte sur la qualification juridique des marchés de prédiction liés au sport : le camp favorable à une régulation fédérale affirme que les contrats d’événements sont des produits financiers dérivés et que les plateformes doivent respecter des exigences relatives à l’intégrité du marché, à la gestion des risques, aux divulgations et à la protection des clients ; les opposants soutiennent, eux, que le fait de parier sur des résultats de matchs (par exemple qui gagne) s’apparente en réalité fortement à des paris sportifs, et que contourner les licences de jeux des États affaiblirait le dispositif de régulation mis en place depuis des années par chaque État.
Lutte entre la CFTC et les gouvernements des États : plusieurs États contestent la légalité des plateformes de marché de prédiction
Au niveau fédéral, les États-Unis confient actuellement à la CFTC la régulation de certains contrats d’événements, mais les États détiennent de longue date les licences de paris sportifs et les pouvoirs d’application de la loi. À mesure que le volume de transactions des contrats de paris augmente, plusieurs autorités de régulation commencent à contester la légalité des plateformes, en faisant valoir que si les produits portent sur des résultats de compétitions sportives, ils doivent respecter les règles de jeux locales.
En juin 2026, les sénateurs John Curtis et Adam Schiff ont demandé à la CFTC d’enquêter sur Polymarket, en raison d’allégations selon lesquelles la plateforme toucherait des utilisateurs américains via des campagnes marketing menées par des influenceurs. Polymarket a déjà fait l’objet de sanctions réglementaires par le passé pour des problèmes liés à la restriction d’accès aux utilisateurs américains. Les associations du secteur de la cryptographie et de la blockchain craignent toutefois qu’en permettant aux États de nier séparément la validité des contrats d’événements approuvés au niveau fédéral, on rompe la cohérence du marché national des produits financiers dérivés.
L’audience publique ne débouche pas immédiatement sur un nouveau projet de loi : quatre orientations de régulation évaluées par le Congrès
D’après les signaux de l’audience publique, les discussions de régulation porteront sur les quatre points suivants :
Faut-il étendre le champ de compétence de la CFTC ? : le droit actuel est-il suffisant pour traiter le marché en forte croissance des contrats d’événements
Les gouvernements des États peuvent-ils limiter des produits approuvés au niveau fédéral ? : les contrats validés par la CFTC peuvent-ils être individuellement annulés par les réglementations de jeux des États
Exigences de protection des clients pour les plateformes : faut-il renforcer la vérification d’identité des clients (KYC) et les divulgations sur les risques
Règles spécifiques aux contrats d’événements sportifs : faut-il créer un cadre de règles distinct pour les contrats d’événements sportifs, différent de celui des produits financiers dérivés généraux
Questions fréquentes
Quelles sont les questions centrales de l’audience de la Chambre des représentants du 21 juillet ?
D’après le thème de l’audience, les questions centrales concernent la protection des clients et l’intégrité du marché des marchés de prédiction d’événements sportifs, ainsi que la question de savoir si les contrats concernés doivent être régulés par la CFTC au niveau fédéral ou gérés par les autorités de régulation des jeux des États ; le président du sous-comité, Dusty Johnson, a présidé la séance.
Pourquoi existe-t-il un conflit de juridiction entre la CFTC et les autorités de régulation des jeux des États ?
D’après les explications fournies pendant l’audience, la CFTC considère les contrats d’événements comme des produits financiers dérivés, tandis que les États estiment que les contrats consistant à parier sur des résultats de compétitions sportives sont en réalité équivalents à des paris sportifs et devraient être soumis aux réglementations de jeux des États. Les deux parties n’attribuent pas la même qualification juridique à des produits de nature comparable, ce qui entraîne un conflit de juridiction.
Pourquoi Curtis et Schiff ont-ils demandé une enquête sur Polymarket en juin ?
D’après le reportage de la source, les sénateurs John Curtis et Adam Schiff ont demandé à la CFTC d’enquêter sur Polymarket en juin 2026, parce que des allégations affirmaient que la plateforme toucherait des utilisateurs américains via des activités marketing par des influenceurs, et que Polymarket avait déjà fait l’objet de sanctions réglementaires par le passé pour des problèmes liés à la restriction aux utilisateurs américains.