La Commission argentine des valeurs mobilières (CNV) reconnaît désormais les cryptomonnaies comme des actifs pouvant être considérés comme faisant partie du patrimoine net d’un individu afin de pouvoir être qualifié d’investisseur. Cette décision pourrait permettre aux investisseurs d’atteindre les $478K actifs nécessaires pour faire partie de cette catégorie.
Points clés :
L’Argentine travaille lentement à ouvrir son secteur financier aux actifs crypto, en cherchant à accroître la reconnaissance de la cryptomonnaie dans l’ensemble des secteurs de son économie.
La Commission argentine des valeurs mobilières (CNV) a publié la Résolution générale 1125/2026, qui établit que les actifs virtuels seront reconnus comme faisant partie du patrimoine d’un individu pour atteindre la classification d’investisseur qualifié dans le pays.

La résolution définit les actifs virtuels comme « toute représentation numérique de valeur qui peut être négociée et/ou transférée numériquement et utilisée pour des paiements ou des investissements. » Cela signifie que les cryptomonnaies, les actifs tokenisés et même les stablecoins pourraient être utilisés comme ces actifs.
La CNV a fait valoir que « l’intégration progressive de nouvelles catégories d’actifs — telles que les actifs virtuels — dans les portefeuilles d’investissement rend leur inclusion recommandable aux fins de démontrer la capacité financière requise, puisqu’ils constituent une manifestation supplémentaire de la capacité économique et de l’expérience financière de l’investisseur. »
Auparavant, lorsque les investisseurs divulguaient leurs avoirs en crypto, ceux-ci ne pouvaient pas être comptabilisés comme faisant partie des actifs nécessaires pour atteindre les près de 479 000 $ requis pour entrer dans cette catégorie d’investissement.
Avec cette mesure, la CNV cherche à démocratiser et à ouvrir les marchés d’investissement à de nouveaux publics cibles qui ne s’intéressent généralement pas aux placements traditionnels et se tournent davantage vers des alternatives numériques, y compris le staking et les plateformes de finance décentralisée.
Bien que l’Argentine progresse en la matière, les institutions financières ne peuvent pas proposer de services de cryptomonnaie à leurs clients, car la banque centrale a publié une résolution en 2022 visant à « atténuer les risques associés aux opérations avec ces actifs qui pourraient être générés pour les utilisateurs des services financiers et pour l’ensemble du système financier ».
Néanmoins, certaines banques testent une plomberie basée sur la blockchain pour leurs règlements internes. Les rapports indiquent que cette restriction sera levée à court terme, à mesure que l’administration du président Milei s’ouvre à la crypto.
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