Le 14 janvier, alors que la période de transition du Règlement sur les marchés des crypto-actifs (MiCA) de l’Union européenne touche à sa fin, les autorités françaises accélèrent clairement le rythme de leur nettoyage. Selon des médias étrangers, l’Autorité des marchés financiers française a identifié environ 90 sociétés de cryptomonnaie enregistrées en France mais n’ayant pas encore obtenu de licence MiCA, leur demandant de clarifier leurs mesures de conformité avant la date limite du 30 juin.
Le responsable du département de la supervision des intermédiaires de marché et des infrastructures de marché de l’Autorité des marchés financiers française, Stéphane Pontoizeau, a déclaré que l’autorité avait déjà envoyé une notification officielle aux entreprises concernées dès novembre 2025, leur rappelant que la période de transition de la France pour MiCA touchait à sa fin. Cependant, à ce jour, environ 30 % des sociétés non autorisées n’ont pas répondu quant à leur intention de demander une licence, ce qui maintient une incertitude réglementaire.
D’après les données divulguées, parmi ces 90 sociétés de cryptomonnaie non licenciées MiCA, environ 40 % ont clairement indiqué qu’elles n’avaient pas l’intention de demander une licence, tandis qu’environ 30 % sont en train de faire avancer leur processus de demande, le reste restant indéterminé. Selon la position de la France, si les entreprises ne parviennent pas à se conformer durant la période de transition, elles devront cesser leurs activités avant juillet.
Depuis la mise en œuvre complète du cadre MiCA à la fin de 2024, la France a délivré des licences à quelques institutions conformes. Par exemple, la société de gestion d’actifs cryptographiques CoinShares a obtenu son approbation en juillet 2025, tandis que l’application Bitcoin Relai a également été autorisée en octobre de la même année. Cela montre que la France adopte une stratégie de « sélection rigoureuse, approbation progressive » lors de l’application de MiCA.
Par ailleurs, la difficulté d’application de MiCA au niveau de l’UE devient également de plus en plus apparente. L’Autorité européenne des marchés financiers (ESMA), en tant qu’organisme de coordination central, a clairement exprimé son souhait que les entreprises non autorisées adoptent un plan de « sortie ordonnée » après la fin de la période de transition. La Commission européenne a même proposé de lui confier le pouvoir de régulation centralisée de toutes les entreprises de cryptographie de l’UE, ce qui a suscité des controverses sur l’efficacité des approbations et l’environnement d’innovation.
Les autorités françaises soutiennent globalement la régulation centralisée et ont plusieurs fois averti que certaines entreprises pourraient tenter de se tourner vers des juridictions où la réglementation est plus souple pour obtenir une licence MiCA. Cette position fait de la France l’un des pays de l’UE les plus fermes dans l’application des normes MiCA. À l’approche de la date limite, l’industrie cryptographique européenne pourrait connaître une vague de réajustements réglementaires significatifs en 2026.
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