En 2026, les discussions sur la régulation des cryptomonnaies dans la scène politique britannique s’intensifient à nouveau. Récemment, sept hauts parlementaires britanniques ont écrit conjointement au Premier ministre Keir Starmer, appelant à interdire totalement l’utilisation de cryptomonnaies pour les dons politiques, arguant que ce type de dons pourrait dissimuler l’origine des fonds et augmenter le risque d’ingérence étrangère dans le système démocratique britannique.
Selon les médias britanniques, cette lettre a été signée par plusieurs présidents de commissions parlementaires, demandant au gouvernement d’inclure dans le projet de loi électorale qui sera présenté plus tard ce mois-ci une clause interdisant les dons en cryptomonnaies. Liam Byrne, président de la Commission commerciale et commerciale du Royaume-Uni, a déclaré que les fonds politiques doivent être transparents, traçables et exécutables, ce qui est difficile à réaliser avec les cryptomonnaies dans la pratique.
Liam Byrne a souligné que les cryptomonnaies peuvent être divisées en de nombreux petits dons inférieurs au seuil de déclaration, ce qui brouille l’identité du véritable donateur et complique la tâche des régulateurs pour détecter d’éventuelles ingérences étrangères. La Commission électorale britannique avait également averti que, dans les conditions technologiques actuelles, la surveillance de tels risques présente des lacunes évidentes.
Cependant, au sein du gouvernement, la prudence demeure quant à l’inclusion de telles interdictions dans le projet de loi électorale. Certains responsables estiment que la structure des actifs cryptographiques est complexe et qu’il serait difficile de l’intégrer dans une législation électorale systémique à court terme. Mais les parlementaires favorables à l’interdiction soulignent que d’autres démocraties ont déjà commencé à prendre des mesures similaires, et que le Royaume-Uni ne devrait pas attendre qu’un scandale politique se produise pour réagir passivement.
Cette proposition est également perçue comme une menace potentielle pour le Parti de la réforme du Royaume-Uni. Ce parti a récemment annoncé qu’il était le premier au Royaume-Uni à accepter des dons en cryptomonnaies, son leader Nigel Farage ayant publiquement exprimé son soutien au Bitcoin et à ses politiques associées, tout en proposant d’étudier la création d’une réserve en Bitcoin. Bien que le parti affirme ne pas accepter de dons cryptographiques anonymes, cette position continue de susciter de vives controverses.
De plus, des organisations de lutte contre la corruption ont rejoint le camp des soutiens, estimant qu’au vu des avertissements fréquents du gouvernement concernant l’ingérence étrangère et les activités financières illégales, permettre les dons politiques en cryptomonnaies entre en conflit avec les objectifs de sécurité nationale.
Ce débat autour des dons politiques en cryptomonnaies ne se limite plus à une question technique ou financière, mais devient une problématique centrale concernant la démocratie, la sécurité des élections et la transparence réglementaire. Avec l’avancement du projet de loi électorale, il reste à voir si le Royaume-Uni freinera ou non les dons en cryptomonnaies, ce qui reste à observer.
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