Le prix du pétrole dépasse 100, l’IA ralentit, le Nasdaq 100 perd plus de 5 % en deux semaines

Le Nasdaq 100 en baisse deux semaines d’affilée : la thèse AI est pour la première fois vraiment contestée par le marché

Conclusion d’abord : le Nasdaq 100 a clôturé en baisse de 2,13% cette semaine, et avec la chute de la semaine précédente, il s’agit de la première fois depuis le mois de mars qu’il affiche deux semaines consécutives de repli. Ce n’est pas un simple ajustement technique : le marché reprice la question de savoir si les dépenses en capital liées à l’IA pourront réellement générer des rendements, avec en plus l’escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient qui pousse le prix du pétrole, formant un double frein.

Contexte

En juin, le Nasdaq 100 a touché un sommet historique à 30 773 points, avant d’entrer dans une baisse « d’ascenseur ». Le 20 juillet, il était déjà en retrait de plus de 4% par rapport à son plus haut. Sur la semaine du 17 juillet, le Nasdaq a baissé de 2,9%, enregistrant la plus forte baisse hebdomadaire récente ; cette semaine (au 24 juillet), le S&P et le Nasdaq ont tous deux enchaîné deux semaines de repli, tandis que le Dow a même terminé en baisse pour la troisième semaine consécutive. Le sentiment de marché est passé de « racheter après avoir poursuivi l’IA » à « réexaminer les valorisations et la qualité des flux de trésorerie ».

Données et logique

Le 23 juillet, le Nasdaq 100 a reculé de 1,87% sur une séance, sa plus forte baisse hebdomadaire récente depuis juin ; le 24 juillet, l’indice composite Nasdaq a chuté de 0,64% à 24 975,82 points ; l’indice Philly Semiconductor a reculé de 4,25% le jour même, et a même dépassé 3% de baisse sur la semaine par moments.

Un des facteurs déclencheurs : Alphabet a relevé ses dépenses en capital pour 2026 au plus haut à 205 milliards de dollars, ravivant les doutes du marché sur la durabilité des dépenses IA à très grande échelle des entreprises ; l’action a chuté de plus de 7% le jour même. Deuxième facteur : les résultats du deuxième trimestre de Tesla ont déçu les attentes ; la croissance des dépenses d’exploitation a dépassé celle des revenus, et le titre a reculé de plus de 14% sur une seule séance.

Deuxième facteur déclencheur : des attaques des Houthis contre des pétroliers dans la mer Rouge, ainsi qu’une montée des tensions entre l’Iran et les États-Unis ; le Brent a brièvement franchi 100 dollars le baril, atteignant un plus haut sur 7 semaines, ce qui renforce les inquiétudes du marché quant à un rebond de l’inflation et à des anticipations de hausses de taux, et pèse sur l’appétit pour le risque.

Sur le plan des valorisations, après la saison des résultats du deuxième trimestre, le PER dynamique du Nasdaq 100 est revenu vers une fourchette autour de 30 fois, en dessous du niveau de valorisation observé au plus bas de mars. Cela suggère que l’ajustement actuel est davantage piloté par les attentes de bénéfices et le sentiment que par une simple explosion d’une bulle de valorisation.

Impact

Les semi-conducteurs et le stockage constituent le principal frein de cette baisse : la faiblesse de l’indice SOX s’est transmise directement à la performance globale du Nasdaq. Les flux montrent des signes de rééquilibrage, passant des actions de croissance à forte valorisation vers des secteurs plus défensifs (comme la consommation de base) et vers le secteur financier. Cette divergence met en évidence que le marché ne négocie pas un « ralentissement économique généralisé », mais qu’il réajuste le calendrier et la période de retour sur investissement des dépenses en capital liées à l’IA.

Perspectives

À court terme, le niveau clé se situe autour de 28 200 points (Nasdaq 100). Si la clôture hebdomadaire passe sous ce seuil, il existe un risque de nouvel approfondissement vers les environs de 27 800. En revanche, si le Nasdaq parvient à reprendre l’intervalle de pression 28 900-29 000, l’ajustement pourrait soit s’atténuer, soit s’arrêter dans le cadre d’une correction « saine ». À moyen et long terme, le quatrième trimestre est la fenêtre cruciale pour vérifier si les dépenses en capital en IA peuvent se transformer en bénéfices réels ; les données sur le retour sur capital des fournisseurs de cloud pendant la saison des résultats du T3 seront des indicateurs centraux à surveiller.

Avertissements sur les risques : l’escalade de la situation au Moyen-Orient, une poursuite de la hausse des prix du pétrole et le décalage de la trajectoire de baisses de taux de la Réserve fédérale peuvent prolonger la durée de cet ajustement ; en parallèle, il faut aussi surveiller le risque de liquidations en chaîne de la part de capitaux très endettés dans un contexte de resserrement de la liquidité. DYOR

#Le Nasdaq 100 enregistre ses premières baisses consécutives sur plusieurs semaines depuis mars

NAS1000,49%
SPX1,34%
TSLA-2,03%
BZ-3,65%
DYOR-11,54%
Voir l'original
Cette page peut inclure du contenu de tiers fourni à des fins d'information uniquement. Gate ne garantit ni l'exactitude ni la validité de ces contenus, n’endosse pas les opinions exprimées, et ne fournit aucun conseil financier ou professionnel à travers ces informations. Voir la section Avertissement pour plus de détails.
  • Récompense
  • 2
  • Reposter
  • Partager
Commentaire
Ajouter un commentaire
Ajouter un commentaire
NewbieVibes
· Il y a 21h
C’est bien que le dernier ajustement soit surtout guidé par le sentiment, mais n’oublions pas que le resserrement de la liquidité macroéconomique et l’incertitude liée au calendrier de concrétisation des profits de l’IA continuent aussi de peser sur les valorisations. Le multiple de 30 n’est qu’un ancrage temporaire : tout dépendra encore de savoir si les résultats du T3 sauront vraiment tenir.
Voir l'originalRépondre0
YFISeeker
· Il y a 23h
Le PE dynamique à 30x est en fait acceptable ; ce sont surtout les perspectives de bénéfices, davantage que la valorisation elle-même, qui comptent.
Voir l'originalRépondre0
  • Épinglé