La Banque centrale européenne (BCE) a officiellement approuvé le 11 avril le plan de centralisation de la réglementation des actifs crypto proposé par la Commission européenne, soutenant le transfert des compétences de surveillance des prestataires de services en actifs crypto d’importance systémique, des principales plateformes de négociation et des contreparties centrales, qui passeront des autorités de régulation nationales à l’Autorité européenne des marchés et des valeurs mobilières (ESMA), basée à Paris.
Une réglementation actuelle fragmentée « ne suffit pas à faire face aux risques transfrontaliers »
Dans une déclaration, la BCE indique que « la surveillance directe par l’ESMA de certains acteurs du marché est justifiée afin de répondre aux risques générés par leurs activités transfrontalières », et affirme que la situation actuelle de la régulation fragmentée par les différents pays « ne suffit pas aux besoins d’un marché intégré ».
Ce plan conférera à l’ESMA des pouvoirs supplémentaires, en plus des responsabilités déjà prévues dans le cadre MiCA. L’ESMA s’occupe actuellement de l’élaboration des normes techniques du MiCA et de la coordination de la surveillance ; le nouveau plan lui permettra d’aller plus loin en supervisant directement les grands acteurs du secteur crypto.
Avertissement de la BCE : l’ESMA doit disposer de ressources suffisantes
La BCE met aussi en garde : l’ESMA doit obtenir « un effectif adéquat et des ressources financières suffisantes », afin d’éviter que l’élargissement des responsabilités en matière de supervision des cryptos ne mette à trop rude épreuve les équipes existantes. Ce rappel montre que, même si la BCE soutient l’orientation vers la centralisation, elle a une vision lucide des défis liés à la mise en œuvre.
Vers une centralisation mondiale de la réglementation des cryptos
La tendance européenne à la centralisation de la réglementation des cryptos s’aligne sur les mouvements observés dans les autres grands marchés mondiaux. Aux États-Unis, le cadre fédéral de surveillance des stablecoins a été mis en place via le GENIUS Act ; à Hong Kong, les premières licences de stablecoins viennent d’être délivrées ; à Taïwan, le projet de loi sur la « Loi sur les services d’actifs virtuels » a également été adopté. Partout, les pays font évoluer la réglementation des cryptos de la fragmentation vers la centralisation ; la différence réside uniquement dans l’organisation et la vitesse d’avancement.
Cette proposition doit encore être approuvée par le Parlement européen et les États membres, et le processus de négociation pourrait durer plusieurs mois.
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