Le 12 avril, le président américain Trump a retransmis sur Truth Social une analyse de Just The News, intitulée « La carte maîtresse entre les mains de Trump : si l’Iran ne cède pas, blocus maritime ». Ce billet a été publié quelques heures après le retour de Vance au pays, suite à l’échec des négociations, et a recueilli plus de 4 460 mentions « J’aime » et 1 280 partages, ce qui a été interprété par l’opinion comme le dernier signal de pression adressé par Trump à l’Iran.
Précédent vénézuélien : le blocus maritime avait déjà fait tomber Maduro
L’argument central de l’article est que Trump peut reproduire à l’Iran la stratégie de blocus maritime qu’il avait utilisée au Venezuela. Auparavant, l’administration Trump avait étouffé les recettes pétrolières du Venezuela au moyen d’un blocus naval, affaiblissant efficacement la base économique du régime de Maduro, jusqu’à provoquer finalement sa chute militaire. Cette opération est considérée comme un exemple de réussite permettant de démanteler un régime hostile sans affrontement militaire direct.
Déploiement militaire dans le golfe Persique déjà en place
L’article indique que le groupe de porte-avions de combat USS Gerald Ford (porteur de l’action de blocus au Venezuela) — après avoir achevé les réparations et le repos du personnel — est de nouveau de retour dans le golfe Persique, où il s’est réuni avec le porte-avions USS Abraham Lincoln et d’autres principaux moyens navals. Rebecca Grant du Lexington Institute analyse : « L’US Navy doit désormais exercer un contrôle total sur le détroit d’Hormuz, décider de ce qui peut y entrer et en sortir, et c’est très simple. »
Les forces américaines peuvent surveiller tous les navires passant par les étroits couloirs maritimes près de l’île de Kharg (Kharg Island) et du détroit d’Hormuz, ce qui revient à couper, en pratique, l’artère vitale de l’exportation de pétrole de l’Iran.
Des généraux à la retraite proposent des options plus radicales
Dans l’article, le général à la retraite Jack Keane avance deux options : occuper ou détruire l’île de Kharg (le plus grand carrefour d’exportation pétrolière de l’Iran), ou établir un blocus maritime pour couper les exportations de pétrole de Téhéran. Les deux scénarios visent à créer une pression économique suffisante pour contraindre l’Iran à céder l’uranium enrichi et à renoncer aux installations de recherche et de développement des armes nucléaires.
Escalade de la pression après l’échec des négociations
Le moment choisi par Trump pour retransmettre cet article a une signification politique claire. Juste quelques heures auparavant, à Islamabad, Vance n’avait pas réussi à parvenir à un accord après 21 heures de négociations ; le point de divergence central était que l’Iran refusait de s’engager à abandonner ses armes nucléaires. En faisant cela, Trump revient à dire à l’Iran : après l’échec de la voie diplomatique, les options militaires peuvent être activées à tout moment.
Pour les marchés financiers, la possibilité d’un blocus maritime signifie que le détroit d’Hormuz est à nouveau exposé à un risque d’interruption. Auparavant, le regain d’appétit pour le risque provoqué par la trêve pourrait subir des pressions correctives, et les prix du pétrole brut ainsi que la prime de risque liée à la géopolitique pourraient repartir à la hausse dès la semaine prochaine.
Cet article Trump laisse entendre un blocus maritime contre l’Iran : analyse retransmise « modèle vénézuélien » après l’échec des négociations, deux porte-avions sont déjà en position La première apparition a lieu sur Chaîne News ABMedia.
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