Anthropic a annoncé le 15 juillet qu’elle fournirait à huit organismes de recherche canadiens un total de 10 millions de dollars canadiens en crédits d’API Claude, afin qu’ils puissent utiliser gratuitement les modèles Claude. Les organismes bénéficiaires couvrent des domaines tels que les modèles de santé mentale, les langues à faibles ressources, l’agriculture et l’informatique quantique. Anthropic affirme que cela n’aura aucun impact sur les orientations de recherche, et ne revendique pas la propriété des résultats de recherche.
Selon la déclaration d’Anthropic, les organismes ont déjà aligné les crédits avec leurs priorités de recherche respectives :
Mila (plus grand pôle mondial de chercheurs universitaires en apprentissage profond) : développe des assistants IA pour aider les scientifiques à trouver et à évaluer les résultats de recherche
CAMH, Centre de recherche en neuroinformatique C. I. Kreml : développe des modèles de prédiction des traitements de santé mentale et teste l’équité des systèmes d’IA en psychiatrie
Université Laval : étudie la manière dont les grands modèles de langage traitent le français du Québec, les langues autochtones et d’autres dialectes à faibles ressources
Université de Saskatchewan : applications en agriculture, santé publique et informatique quantique
École de recherche en science des données de l’Université de Toronto : attribue des crédits d’API Claude à des projets de recherche de haut niveau via un processus concurrentiel d’évaluation par les pairs
Amii, Vector, CHEO : utilisent les crédits selon leurs priorités respectives
D’après le premier dossier national canadien d’Anthropic, le Canada représente 2,6 % de l’utilisation mondiale de Claude.ai par les consommateurs, ce qui le place au 8e rang mondial en volume ; toutefois, en ajustant en fonction de la proportion de la population en âge de travailler, le Canada se classe au 2e rang mondial, derrière les États-Unis. La fréquence d’utilisation de Claude par les Canadiens est plus de quatre fois supérieure à leur valeur attendue au regard de la population.
Pour la répartition par usage, la Colombie-Britannique se distingue par le plus fort usage par habitant, tandis que l’Ontario affiche le plus grand volume de conversations ; le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse et le Québec figurent parmi les premiers pour des usages liés à la traduction, ce qui s’explique par les exigences fédérales en matière de bilinguisme.
En 2017, le Canada a publié la première stratégie nationale d’IA au monde. Cette année, en juin, il a lancé une nouvelle stratégie « Intelligence artificielle pour tous (AI for All) » afin de renforcer trois organismes fédéraux de recherche en IA et d’intensifier les travaux sur la sécurité de l’IA.
Selon un article, Anthropic relie cette annonce à la place du Canada dans l’histoire de l’essor de l’IA moderne : à mesure que l’industrie se tourne vers d’autres axes de recherche, l’Université de Toronto et l’Université McGill continuent d’insister sur la recherche sur les réseaux neuronaux, tandis que l’Université de l’Alberta fait avancer le développement de l’apprentissage par renforcement ; ces institutions sont associées à Geoffrey Hinton, Yoshua Bengio et Richard Sutton, dont les innovations constituent le socle de l’industrie moderne de l’IA.
Chris Olah, cofondateur d’Anthropic, a grandi au Canada et a étudié à l’Université de Toronto pendant un an ; il a déclaré : « Je suis profondément influencé par cette culture, et je suis fier qu’Anthropic puisse soutenir l’arrivée du prochain chapitre. »
D’après la déclaration d’Anthropic, chacune des huit institutions reçoit 1 million de dollars canadiens de crédits d’API Claude, pour un total de 10 millions de dollars canadiens ; les institutions bénéficiaires comprennent Amii, Mila, Vector, CHEO, CAMH, l’Université Laval, l’Université de Toronto et l’Université de Saskatchewan.
D’après la déclaration d’Anthropic, la société ne modifiera pas les orientations de recherche et ne revendique pas la propriété des résultats de recherche ; chaque institution décide de manière autonome comment utiliser les crédits.
D’après le dossier national canadien d’Anthropic, le Canada représente 2,6 % de l’utilisation mondiale de Claude.ai (en volume, il se classe au 8e rang) ; en ajustant en fonction de la proportion de la population en âge de travailler, le Canada se classe au 2e rang mondial, derrière les États-Unis, et la fréquence d’utilisation de Claude par les Canadiens est plus de quatre fois supérieure à leur valeur attendue au regard de la population.
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