Sous l’aggravation du chaos au Moyen-Orient, les marchés boursiers asiatiques en pâtissent. La Bourse de Taïwan a chuté de 1300 points en début de séance, le KOSPI sud-coréen a déclenché une deuxième suspension de cotation, et le Nikkei a perdu 2 100 points, tandis que le pétrole Brent a atteint un nouveau sommet en un an.
(Contexte : La Garde révolutionnaire iranienne : le détroit d’Hormuz est bloqué ! Toute navigation sera incendiée si elle tente de passer)
(Informations complémentaires : Trump ordonne « bombarder jusqu’à ce que l’objectif soit atteint » et appelle l’Iran à capituler, plus de 200 pétroliers bloqués dans le Golfe Persique, la BCE met en garde contre l’échec de la couverture en dollars)
L’escalade de la tension au Moyen-Orient provoque une nouvelle purge des marchés asiatiques et une fuite de capitaux paniquée. La Bourse de Taïwan a chuté de plus de 1300 points en ce matin du 4, passant brièvement sous la barre des 33 000 points, pour finir à 33 006 points, en baisse de 3,84 %.
TSMC (2330) a immédiatement chuté en dessous de 1 900 dollars lors de l’ouverture, atteignant un plus bas de 1 880 dollars, en baisse actuelle de 2,5 %, avec les dix principales actions en baisse.
La Corée du Sud est encore plus touchée. L’indice KOSPI a chuté de 8,1 %, suspendant la cotation pour la deuxième journée consécutive en raison de la déclenchement du mécanisme de suspension. Samsung Electronics et SK Hynix ont toutes deux chuté de plus de 6 %, depuis leur sommet historique du 27 février, le KOSPI a perdu plus de 15 %, sans aucun répit.
Le Japon n’a pas été épargné non plus. Le Nikkei a perdu 2 100 points en début de séance, avec une baisse de plus de 3,8 % au moment de la rédaction, les investisseurs étant très prudents.
Après que la Garde révolutionnaire iranienne a annoncé le 2 que le détroit d’Hormuz était fermé, affirmant « ne pas permettre à une seule goutte de pétrole de quitter la région », les prix mondiaux du pétrole ont explosé de 4,7 % le 3, avec le Brent clôturant à 81,40 dollars le baril. Depuis le début du conflit le week-end dernier, le prix du pétrole a augmenté de 12 %.
Le président américain Trump a répondu mardi à la hausse des prix du pétrole en déclarant qu’il pouvait tolérer une augmentation « pendant un certain temps », car il est plus important d’éliminer la menace « imminente » de l’Iran.