La famille Dalio, via son bureau familial, détient une position importante dans un ETF or, avec un portefeuille de 503 millions de dollars en actifs américains, tout en étendant ses implantations au Moyen-Orient, en Asie et en philanthropie.
Le bureau familial de Ray Dalio, fondateur de Bridgewater Associates, a révélé pour la première fois depuis la pandémie ses investissements en actions américaines. Selon le formulaire 13F, l’organisme détenait à la fin de l’année dernière pour 503 millions de dollars d’investissements en bourse américaine, en forte croissance par rapport au début de 2021. Les données les plus récentes montrent que son portefeuille est fortement concentré sur des ETF or, avec une diversification dans les actions américaines, les obligations américaines et les marchés mondiaux. De plus, le bureau s’efforce d’étendre ses bases au Moyen-Orient et en Asie, tout en poursuivant de vastes initiatives philanthropiques.
Selon Bloomberg, le bureau familial Dalio alloue plus de trois quarts de ses investissements en actions américaines à des fonds indiciels (ETF) suivant l’or, tout en détenant de plus petites positions dans des obligations américaines et l’indice S&P 500. Dans un contexte macroéconomique marqué par des pressions inflationnistes, l’or est considéré comme un refuge traditionnel. Contrairement à ses investissements antérieurs, limités à deux ETF or, la diversification actuelle s’étend à près d’une dizaine, illustrant une stratégie défensive axée sur la préservation du capital face à l’incertitude économique mondiale.
Récemment, Ray Dalio a lancé plusieurs avertissements, soulignant que, avec l’adoption par le gouvernement Trump de mesures commerciales plus agressives et de sanctions, la « guerre du capital » pourrait devenir la prochaine phase de conflit après la guerre commerciale. Dalio analyse que l’augmentation du déficit commercial et l’intensification des guerres commerciales entraîneront des flux de capitaux, réduisant la confiance des étrangers dans les actifs en dollars et renforçant l’importance de l’or comme outil de couverture en période de pression financière.
Après avoir quitté complètement Bridgewater, Dalio a pris en main la direction des décisions d’investissement du bureau familial, en recrutant d’anciens cadres de Bridgewater pour constituer une équipe de stratégie macro globale. Son portefeuille inclut des ETF de marchés développés et émergents, reflétant la poursuite de la stratégie « all-weather » (qui vise à maintenir des rendements stables dans toutes les conditions économiques), en utilisant une diversification géographique et d’actifs pour réduire le risque lié à un seul marché. Cette approche permet non seulement de diminuer la dépendance à une seule économie, mais aussi de montrer la capacité de l’institution à équilibrer la croissance des marchés émergents avec les risques des marchés développés.
Outre l’ajustement de ses allocations d’actifs, le bureau familial Dalio manifeste également une ambition de mondialisation à travers ses implantations physiques. Sous la direction du CEO, une nouvelle succursale a été ouverte récemment à Abu Dhabi, témoignant de l’intérêt accru pour le potentiel de capitaux et la position géoéconomique du Moyen-Orient. Par ailleurs, l’organisation recrute activement des talents en investissement, fiscalité et technologie aux États-Unis et à Singapour. Cette stratégie d’expansion transnationale facilite une gestion plus efficace des flux de capitaux globaux et permet un accès direct à des opportunités d’investissement dans différentes régions.
Le rôle principal du bureau familial ne se limite pas à la croissance des actifs, mais inclut aussi la transmission de patrimoine et la responsabilité sociale. La fondation caritative de Dalio a déjà versé plus de 7 milliards de dollars depuis 2003, soutenant notamment des projets liés à l’exploration océanique et à d’autres causes à but non lucratif. La conversion des profits du marché financier en financements à long terme pour la recherche scientifique et la protection de l’environnement montre que les ultra-riches considèrent désormais la responsabilité sociale comme une composante essentielle de leur héritage familial. Ce modèle d’opération constitue un exemple de la combinaison entre investissement professionnel et engagement sociétal dans la gestion moderne des family offices.