30 janvier, information, Donald Trump a officiellement poursuivi l’Internal Revenue Service (IRS) et le Département du Trésor américain devant la cour fédérale de Miami, accusant ces deux institutions de ne pas avoir protégé de manière adéquate ses données fiscales confidentielles, et réclamant jusqu’à 10 milliards de dollars de dommages et intérêts pour les préjudices réputationnels et commerciaux en résultant. Cette affaire trouve son origine dans une importante fuite de données suite à la divulgation illégale de documents fiscaux par un ancien contractant de l’IRS.
Selon le dossier de plainte, l’IRS et le Département du Trésor seraient gravement vulnérables en matière de gestion des accès internes et de sécurité de l’information, permettant à l’ancien contractant Charles Littlejohn de télécharger et de diffuser sans autorisation les déclarations fiscales de Trump pour 2019 et 2020. Les documents concernés ont ensuite été divulgués par plusieurs médias, touchant directement Trump, ses membres de la famille et plusieurs de ses entreprises.
Charles Littlejohn a reconnu en octobre 2023 des accusations de crime grave, admettant avoir fourni les dossiers fiscaux au New York Times et partagé d’autres données financières de milliardaires avec ProPublica. À l’époque, il travaillait pour Booz Allen Hamilton en tant que prestataire de services technologiques pour le Département du Trésor, et a été condamné à cinq ans de prison fédérale. Le procureur a indiqué que l’ampleur de cette fuite était « sans précédent » et qu’il s’agissait d’une action personnelle.
L’équipe juridique de Trump estime que cet incident comporte une forte coloration politique, soulignant que les données fiscales, une fois rendues publiques, se sont rapidement répandues, rendant leur suppression impossible, et causant des impacts négatifs durables sur la réputation personnelle et commerciale. La plainte mentionne également que la couverture médiatique a suscité des malentendus sur ce qui constitue une conduite inappropriée, mais que ces documents ne prouvent en soi aucune infraction.
Après la révélation de l’affaire, le Département du Trésor a mis fin au contrat avec Booz Allen Hamilton. La plainte indique que cette décision montre que le gouvernement a pris conscience des failles dans la régulation interne et la sécurité des données. La partie de Trump considère que l’IRS et le Département du Trésor ont une responsabilité légale de protéger la vie privée des contribuables, et que cette négligence est à l’origine de la fuite.
Actuellement, cette affaire suscite une attention considérable dans les sphères politique, commerciale et de la protection de la vie privée aux États-Unis. L’opinion générale pense que cette poursuite pourrait non seulement entraîner des indemnisations importantes, mais aussi inciter les agences fédérales à réévaluer leurs systèmes de sécurité des données et de conformité.