Le 19 janvier, CNBC rapporte que la dernière déclaration du président américain Trump concernant les droits de douane a suscité une forte tension sur le marché, les marchés européens ont ouvert lundi avec une pression à la baisse évidente. Trump a averti que si certains pays européens s’opposaient au projet d’achat du Groenland par les États-Unis, Washington augmenterait progressivement les droits de douane sur les marchandises de ces pays, ce qui a rapidement impacté la tolérance au risque des investisseurs.
Selon les prévisions avant bourse d’IG, l’indice FTSE 100 du Royaume-Uni devrait ouvrir en baisse d’environ 0,5 %, l’indice DAX en Allemagne pourrait chuter de 1,23 %, l’indice CAC 40 en France pourrait voir sa baisse s’étendre à environ 1,63 %, et l’indice FTSE MIB en Italie devrait reculer de 1,24 %. L’humeur du marché s’est nettement détériorée durant le week-end, les fonds ayant anticipé le risque potentiel d’une escalade des tensions commerciales.
Samedi, Trump a déclaré sur sa plateforme sociale Truth Social que si un accord n’était pas trouvé pour la « acquisition complète du Groenland », les États-Unis appliqueraient à partir du 1er février une surtaxe de 10 % sur les marchandises de huit pays membres de l’OTAN en Europe, et augmenteront le taux à 25 % d’ici le 1er juin. Les pays concernés incluent le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande.
Plusieurs dirigeants européens ont clairement exprimé leur opposition, estimant que ces mesures tarifaires sont inacceptables, et ont publiquement soutenu la position du Danemark. La crainte du marché est que cette déclaration puisse déclencher une nouvelle vague de tensions commerciales transatlantiques, exerçant une pression continue sur les exportations européennes, les prévisions de bénéfices des entreprises et la valorisation globale des marchés boursiers.
Sur le plan macroéconomique, les investisseurs suivront également cette semaine le Forum économique mondial en Suisse. Trump doit prendre la parole mercredi, et le marché cherchera à en tirer davantage d’indices concernant la politique commerciale, la géopolitique et la position économique des États-Unis. Toute déclaration plus ferme pourrait amplifier la volatilité à court terme des marchés européens.
Côté données, les chiffres de l’inflation dans la zone euro seront publiés cette semaine. Si la pression inflationniste s’ajoute à l’incertitude commerciale, cela pourrait limiter davantage la marge de manœuvre de la BCE. Les analystes soulignent que les marchés européens sont très sensibles aux risques politiques externes, et que les déclarations sur les droits de douane du Groenland sont devenues un facteur clé influençant la tendance à court terme.