16 janvier : Avec la poursuite des protestations, l'inflation incontrôlable et la dépréciation accélérée du rial iranien, de plus en plus de citoyens iraniens commencent à considérer le Bitcoin comme un outil essentiel pour couvrir les risques économiques. Plusieurs données sur la blockchain montrent qu’en contexte de troubles sociaux et de pression sur le système financier, les utilisateurs iraniens accélèrent le transfert de Bitcoin de plateformes vers des portefeuilles personnels.
La société d’intelligence blockchain Chainalysis indique qu’entre le 28 décembre 2025 et le 8 janvier 2026, les comportements liés à l’iran sur la blockchain ont connu une évolution notable. En particulier après la coupure massive d’Internet survenue début janvier, le nombre de Bitcoin entrant quotidiennement dans des portefeuilles personnels a fortement augmenté. L’organisme affirme que cette tendance montre qu’au cours des protestations, la volonté et la rapidité avec lesquelles les Iraniens détiennent du Bitcoin sont nettement supérieures à celles observées auparavant.
La dépréciation continue du rial est considérée comme la cause directe de ce phénomène. Depuis la fin 2025, le rial iranien ne cesse de se déprécier sur le marché libre, perdant presque toute valeur face à l’euro et autres monnaies principales, et des rumeurs circulent selon lesquelles son taux de change face au dollar serait « proche de zéro ». Dans ce contexte, de nombreux ménages et individus considèrent les actifs numériques comme un moyen de préserver leur valeur, afin de faire face à la rapide perte de pouvoir d’achat de la monnaie.
L’analyse de Chainalysis souligne qu’en période de guerre, de turbulences économiques ou de régulation stricte, l’augmentation des retraits en Bitcoin est un phénomène mondial. Pour beaucoup d’Iraniens, le Bitcoin et autres actifs numériques deviennent une « réserve financière » offrant une liquidité relativement contrôlable dans un environnement restrictif.
Il est également important de noter que le rapport mentionne que la Force Quds des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC) occupe une place importante dans l’écosystème des cryptomonnaies en Iran. On prévoit qu’au quatrième trimestre 2025, ses activités liées à la blockchain représenteront environ la moitié du marché cryptographique iranien, soulignant son influence dans le système économique. Les données indiquent que la taille de l’écosystème des cryptomonnaies en Iran a dépassé 7,78 milliards de dollars en 2025, avec une croissance nettement plus rapide que l’année précédente.
Face à une incertitude macroéconomique persistante, le rôle du Bitcoin en Iran évolue progressivement, passant d’un actif spéculatif à un outil de stockage de valeur et une option de couverture économique pour une partie de la population.
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