Swift et Chainlink ont évolué ensemble pour devenir l’un des partenariats les plus remarquables entre la finance traditionnelle et la technologie blockchain. Depuis près d’une décennie, les deux organisations poursuivent un objectif commun : permettre aux institutions financières d’accéder aux réseaux blockchain sans abandonner l’infrastructure, les standards de message et les contrôles opérationnels déjà en place.
NOUVEAU : Dans le cadre du travail de Swift avec Chainlink & UBS Asset Management, Swift réalise une étape majeure d’interopérabilité avec BNP Paribas, Intesa Sanpaolo, & Société Générale 🧵 pic.twitter.com/18J3wtPp6K
— Chainlink (@chainlink) 15 janvier 2026
Swift est une plateforme avec des trillions de transactions quotidiennes basée sur son réseau mondial de messagerie, tandis que Chainlink est devenu le plus grand réseau d’oracles et d’interopérabilité entre blockchains. Ils établissent conjointement les bases de l’adoption institutionnelle des actifs tokenisés, du règlement cross-chain et des workflows financiers automatisés.
Les premières bases posées à Sibos
Ses origines remontent à l’événement Sibos 2016, lorsque de nombreuses branches de l’industrie financière considéraient la blockchain comme une technologie expérimentale. Sergey Nazarov, co-fondateur de Chainlink, a présenté une vision de contrats intelligents capables d’interfacer avec des informations du monde réel et des rails de paiement à l’époque.
Grâce à l’infrastructure oracle, les premières démonstrations ont montré comment les informations financières pouvaient alimenter des contrats onchain et initier des messages de paiement conformes à l’ISO 20022 via Swift. Cette première démonstration a permis de tirer une leçon essentielle : les blockchains ne pourront améliorer les marchés financiers que dans la mesure où elles seront interopérables avec les systèmes existants.
Accélération de l’interopérabilité entre réseaux
Alors que Chainlink est devenu opérationnel et courant dans la finance décentralisée, Swift a poursuivi ses explorations dans les marchés de capitaux blockchain. Leur coopération avec l’industrie s’est intensifiée lors de conférences telles que SmartCon et celles organisées par Swift, où les deux groupes ont décrit comment les institutions peuvent relier leurs systèmes backend à un ensemble de blockchains en utilisant des standards familiers.
La plus grande avancée a été la mise en œuvre du Chainlink CrossChain Interoperability Protocol, ou CCIP. La technologie permet le transfert de données et de tokens entre blockchains publiques et privées, sur commande de messages Swift. La stratégie fait de Swift une institution à guichet unique pour un écosystème onchain en pleine croissance.
Pilotes institutionnels et cas d’usage réels
L’alliance s’est engagée dans la mise en œuvre via des pilotes dans des industries à grande échelle. En 2023, Swift et Chainlink ont collaboré avec des banques de premier plan et des infrastructures de marché pour démontrer un échange cross-chain sécurisé d’actifs tokenisés. Ces expériences ont montré que les institutions pouvaient modéliser des workflows de règlement à travers plusieurs réseaux sans avoir à recréer leurs systèmes principaux.
Parallèlement, un autre cas d’usage devenu critique concernait le traitement des actions corporatives. Trois ans plus tard, Swift et Chainlink, avec les dépositaires mondiaux et les gestionnaires d’actifs, ont standardisé le processus de sourcing, de validation et de distribution des données relatives aux actions en intégrant l’IA, les réseaux d’oracles et les blockchains. L’effet final est une donnée plus pure, un traitement plus rapide et moins de risques opérationnels.
Intégration des actifs tokenisés avec les paiements existants
Le règlement est un problème majeur pour les institutions se lançant dans les actifs numériques. En 2024, Swift, Chainlink et UBS Asset Management ont présenté un exemple de modèle dans lequel les souscriptions et rachats de fonds tokenisés pouvaient s’effectuer via des paiements fiat hors chaîne. Chainlink a coordonné l’émission et la destruction de tokens onchain ; et Swift a envoyé des routes de paiement vers les rails existants.
2025 : Établissement de standards de niveau institutionnel
En 2025, une autre étape de leur partenariat a été l’introduction de la norme technique Digital Transfer Agent. Lancé à Sibos, ce cadre permet aux institutions de gérer le workflow des fonds tokenisés en dehors des systèmes existants via des messages ISO 20022 envoyés via Swift et coordonnés par l’environnement d’exécution de Chainlink.
Par ailleurs, une seconde vague du programme d’actions corporatives a été mise en production. De nouveaux rôles de validation ont été instaurés pour garantir l’exactitude des données, et des enregistrements confirmés sont diffusés entre Swift et divers réseaux blockchain avec l’aide du CCIP. Cela évolue vers une expérimentation d’un déploiement à l’échelle industrielle.
Une vision partagée pour la finance onchain
Swift, Chainlink et plusieurs leaders d’institutions financières ont souligné l’importance de standards communs et de données vérifiables lors de Sibos et SmartCon 2025, lorsque les marchés seront onchain. Le thème était le même : interopérabilité, assurance et continuité des opérations sont non négociables pour l’adoption institutionnelle.
Swift et Chainlink donnent aux institutions les moyens de devenir digitales sur les marchés d’actifs en leur permettant d’associer l’innovation blockchain à une infrastructure financière bien établie. Comme en témoigne leur relation, la collaboration, plutôt que la disruption, est en train de définir la prochaine phase de la finance mondiale.