Spécialisée dans les actifs du monde réel (RWA), la blockchain Layer 1 MANTRA annonce officiellement une restructuration stratégique complète aujourd’hui (14). Le co-fondateur et CEO John Patrick Mullin a publié un long message sur la plateforme X (anciennement Twitter), admettant que l’entreprise va réduire considérablement sa taille d’équipe pour faire face aux multiples chocs rencontrés au cours de l’année écoulée, et préparer la survie et la transformation en 2026.
Aujourd’hui, je partage l’une des décisions les plus difficiles que nous ayons dû prendre chez MANTRA.
Après l’année la plus difficile que MANTRA ait connue pour de multiples raisons, j’ai décidé de restructurer l’entreprise. Cela inclut la réduction de notre taille d’équipe et la séparation avec un certain nombre de…
— JP Mullin $OM 🕉, 🏘️$OM (@jp_mullin888) 14 janvier 2026
( CEO : c’est l’une des décisions les plus difficiles
Mullin déclare dans son communiqué que cette restructuration est l’une des décisions les plus douloureuses et difficiles depuis la création de MANTRA. Il indique que l’équipe a tout fait pour éviter les licenciements, mais sous la pression de la réalité, sans ajustement, le modèle opérationnel actuel ne pouvait plus tenir.
Il insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une mesure à court terme, mais d’une étape essentielle pour assurer la pérennité de MANTRA à l’avenir et retrouver un avantage compétitif dans le secteur RWA.
) 2025 : une année de crise : chute de OM, érosion de la capitalisation, environnement en mutation
Mullin revient sur 2025, qu’il qualifie de « année la plus rude » pour MANTRA. L’événement le plus marquant fut la chute de plus de 90 % du token OM en quelques heures en avril 2025, avec une capitalisation qui a instantanément disparu de plusieurs milliards de dollars, impactant fortement le moral de l’équipe et la structure financière.
De plus, la morosité prolongée du marché, la concurrence accrue dans le domaine RWA, et l’environnement rapide de la cryptosphère ont rendu la structure de coûts et le rythme d’expansion initialement établis trop lourds pour l’entreprise.
Pour se repositionner en 2026, MANTRA a décidé d’adopter un modèle opérationnel plus épuré et plus efficace en capital. La restructuration affectera plusieurs départements, notamment le développement commercial (BD), le marketing, les ressources humaines (RH) et d’autres fonctions de support, qui seront les plus impactés.
Mullin souligne que cette démarche ne remet pas en cause la contribution passée de ses collègues, mais répond à une stratégie axée sur « l’exécution et le retour aux fondamentaux » pour l’année à venir.
Dans son message, Mullin exprime ses sincères excuses et sa gratitude envers les membres de l’équipe qui partiront, soulignant qu’ils sont tous des talents précieux. Il encourage également l’industrie à contacter directement ces anciens membres de MANTRA si des opportunités se présentent.
Par ailleurs, MANTRA s’engage à ce que les employés partants conservent leurs droits liés à leur calendrier de vesting, notamment en ce qui concerne la distribution future de tokens pour l’équipe et les conseillers, afin de maintenir une confiance et une bonne volonté dans ces moments difficiles.
Concernant l’équipe qui reste, Mullin indique comprendre parfaitement l’anxiété et l’incertitude, mais affirme que cette restructuration vise à rendre MANTRA plus agile, plus rapide dans la livraison de ses produits, et à évoluer vers un modèle opérationnel rentable et durable.
Il réaffirme sa foi à long terme dans MANTRA Chain et l’écosystème RWA, et promet que dans les semaines à venir, il communiquera davantage sur les priorités et la stratégie opérationnelle après cette simplification.
L’opinion générale voit cette restructuration stratégique comme une étape cruciale pour MANTRA, après le crash de 2025, afin de prolonger la durée de vie des fonds, stopper l’hémorragie, et relancer la compétitivité.
Cependant, le prix du token OM reste volatile, et les réactions du marché sont partagées. Certains considèrent que les licenciements et la restructuration sont un « mal nécessaire » pour un développement plus rationnel ; d’autres craignent que ces ajustements fréquents n’affaiblissent encore davantage la confiance à long terme et la dynamique de l’écosystème.
Dans un contexte où la narration autour des RWA continue d’attirer l’attention, il reste à voir si MANTRA pourra, par cette restructuration douloureuse, retrouver une stabilité durable, le temps et la mise en œuvre étant les seuls juges.