Le bureau du procureur du Massachusetts a intenté une action de confiscation civile concernant une escroquerie de type « kill pig » sur Tinder, récupérant environ 200 000 dollars USDT, offrant ainsi un espoir de récupération des fonds pour les victimes. Cette affaire révèle la méthode typique des escrocs qui établissent la confiance via des applications de rencontres, puis induisent à investir dans de faux plateformes, rappelant aux utilisateurs d’être vigilants.
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(Complément d’information : Protégez bien votre portefeuille ! Les sept principales méthodes d’escroquerie en cryptomonnaie : phishing, pyramides de Ponzi, faux échanges… comment se prémunir)
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Le bureau du procureur du Massachusetts a récemment intenté une action de confiscation civile, visant à récupérer environ 200 000 dollars USDT, en lien avec une escroquerie par « kill pig » menée via Tinder.
Selon les documents judiciaires, un résident du Massachusetts a rencontré sur Tinder un utilisateur se présentant comme « Nino Martin », prétendant être conseiller financier. L’escroc a guidé la victime à transférer ses fonds vers une plateforme d’échange de cryptomonnaies apparemment légitime. La victime a finalement transféré plus de 504 353 dollars avant de réaliser qu’elle avait été dupée. Après enquête, une partie des fonds a été saisie en juin 2025 dans un compte de cryptomonnaie.
L’escroc a utilisé une méthode typique de « kill pig » :
Étape 1 : Passer d’une application de rencontres à WhatsApp, pour garantir la confidentialité des communications ; Étape 2 : Prendre le temps d’établir une relation de confiance ; Étape 3 : Lorsque la banque signale une transaction comme suspecte, fournir des instructions pour aider la victime à contourner les restrictions bancaires.
Ce mode opératoire progressif et soigneusement conçu piège la victime insidieusement.
Selon le rapport de la société d’analyse blockchain Chainalysis, la criminalité liée à la cryptomonnaie a augmenté de 162 % en 2025, avec au moins 154 milliards de dollars transférés vers des adresses illégales.
Le PDG de la société de cybersécurité Kerberus, Alex Katz, indique :
La plupart des victimes ont peu de chances de récupérer leurs fonds, surtout lorsque ceux-ci sont rapidement transférés entre chaînes ou convertis en cryptomonnaies largement utilisées.
Katz souligne également que la capacité de réponse des autorités mondiales est inégale, beaucoup d’organisations n’ayant pas encore mis en place de protocoles efficaces pour traiter les escroqueries en cryptomonnaie.
Malgré la difficulté de poursuivre les escroqueries en cryptomonnaie, l’action proactive du département de la Justice des États-Unis offre un espoir aux victimes. Par le biais de procédures de confiscation civile, les autorités peuvent saisir les actifs liés à l’affaire sans condamnation pénale, fournissant ainsi un nouvel outil juridique pour lutter contre la criminalité transfrontalière en cryptomonnaie.
Les experts recommandent aux utilisateurs d’être vigilants lors de l’utilisation d’applications de rencontres, de rester sceptiques face à toute proposition d’investissement, et de ne pas faire confiance aux « opportunités d’investissement » proposées par des inconnus.
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