Wall Street a connu un choc majeur vendredi matin après que Goldman Sachs a changé sa vision de la politique monétaire future de la Réserve fédérale. Goldman a retardé ses projections de hausses de taux de la Réserve fédérale ( jusqu’en 2023) parce qu’il avait une plus grande confiance dans la reprise économique après la pandémie. Par la suite, le changement dans la projection de Goldman a modifié la façon dont les investisseurs, les entreprises et les autres participants aux marchés financiers perçoivent les taux d’intérêt futurs.
Goldman avait prévu que la Réserve fédérale commencerait son cycle d’assouplissement à partir de mars 2023. Les nouvelles projections de Goldman appellent désormais à deux (2) hausses de taux mesurées au T4 2023. Les nouvelles projections de Goldman sont également cohérentes avec ses attentes d’une croissance économique robuste continue et d’une amélioration des conditions d’inflation à long terme. Par conséquent, la mise à jour des projections de Goldman a réduit le stress économique attendu dans le courant de 2023 et a réduit l’estimation révisée du risque de récession aux États-Unis à environ 10 %. La révision de Goldman indique au marché que l’économie pourrait probablement éviter une forte ralentissement si la Réserve fédérale maintient les taux d’intérêt dans le même schéma normal jusqu’en 2023.
Les perspectives actualisées découlent de données économiques plus solides que prévu. La consommation des ménages reste ferme malgré des coûts d’emprunt élevés. Les marchés du travail continuent de faire preuve de résilience dans les principaux secteurs.
L’inflation s’est également refroidie plus rapidement que prévu sans nuire à la dynamique de croissance. Ces tendances ont donné aux décideurs plus de flexibilité pour retarder l’action. Goldman Sachs pense que la Réserve fédérale peut se permettre de faire preuve de patience sans risquer une instabilité financière.
La banque s’attend désormais à ce que les baisses de taux de la Réserve fédérale commencent en juin. Une seconde baisse pourrait suivre en septembre. Chaque baisse réduirait les taux de 25 points de base, maintenant une approche progressive et contrôlée.
Goldman Sachs prévoit désormais que le taux des fonds fédéraux se situera entre 3 % et 3,25 % à la fin de 2026. Cette fourchette suggère un processus de normalisation plus lent que les projections antérieures. Une telle perspective implique une confiance dans la stabilité économique à long terme. La Réserve fédérale vise à maintenir des taux suffisamment restrictifs pour gérer l’inflation. En même temps, elle souhaite éviter une pression inutile sur la croissance. La perspective du taux des fonds fédéraux reflète également les conditions mondiales. Les banques centrales du monde entier restent prudentes face à l’incertitude géopolitique et aux reprises inégales. Goldman croit que la Fed agira avec prudence pour éviter de déstabiliser les flux de capitaux.
Selon l’estimation de Goldman Sachs, nous devrions continuer à voir des fondamentaux solides. La croissance globale des salaires reste positive, mais ne devrait pas entraîner une augmentation des pressions inflationnistes globales. Les bénéfices des grandes entreprises cotées en bourse continuent de surprendre à la hausse par rapport aux attentes. La production manufacturière se stabilise après une période de contraction. La demande de services reste forte dans toute l’économie américaine.
Les signes mentionnés ci-dessus réduisent la nécessité pour la Réserve fédérale d’agir immédiatement sur les taux d’intérêt, leur permettant d’être plus patients et d’attendre des niveaux soutenus de désinflation plutôt que de se baser uniquement sur des données économiques à court terme. De plus, Goldman Sachs a également mentionné que l’état général des marchés financiers s’est amélioré, que les marchés du crédit fonctionnent bien et que les conditions de liquidité globales ne montrent aucun stress.
Les entreprises pourraient faire face à des coûts de financement plus élevés pendant une période plus longue. Les décisions d’investissement en capital pourraient rester prudentes jusqu’à mi-2026. Les consommateurs ne verront peut-être pas de soulagement immédiat dans les coûts d’emprunt. Les taux hypothécaires et de crédit pourraient rester élevés, influençant la demande de logement.
Cependant, une croissance stable soutient la sécurité de l’emploi et la stabilité des revenus. Ces facteurs aident à compenser l’impact du retard dans les baisses de taux de la Réserve fédérale. Goldman Sachs pense qu’un assouplissement progressif évite les chocs économiques. Cette approche favorise une expansion durable plutôt qu’un stimulus à court terme.
Les points forts montrent une confiance croissante dans l’économie américaine. Les décideurs ne ressentent plus le besoin de précipiter l’intervention. Les baisses de taux de la Réserve fédérale apparaissent désormais plus stratégiques. Goldman Sachs prévoit cette patience pour une stabilité à long terme. La réduction du risque de récession aux États-Unis renforce cette vision. Une approche mesurée permet de contrôler l’inflation sans compromettre la croissance. Les marchés pourraient avoir besoin de temps pour s’ajuster, mais la clarté contribue à réduire l’incertitude avec le temps.