La Corée du Sud est prête à mettre fin à son interdiction de neuf ans concernant l’investissement des entreprises dans les cryptomonnaies, la Commission des Services Financiers (FSC) finalisant des lignes directrices qui permettront aux sociétés cotées et aux investisseurs professionnels de négocier des actifs numériques—sous réserve d’un plafond strict de 5 % sur le capital social.

(Sources : X)
Cette démarche complète la feuille de route en trois phases de la FSC lancée en février 2025 et devrait ouvrir l’accès au marché crypto à environ 3 500 entités une fois mise en œuvre. Cet aperçu d’analyste examine le changement de politique, les limites d’investissement, la réaction du marché, l’impact potentiel sur les stablecoins en won et les ETF Bitcoin, ainsi que l’ambition plus large de la Corée du Sud de devenir un hub crypto mondial.
Depuis 2017, la Corée du Sud interdit aux entreprises et aux banques de négocier ou de détenir des cryptomonnaies, invoquant des préoccupations concernant les bulles spéculatives et les risques de blanchiment d’argent. L’interdiction était l’une des plus strictes parmi les grandes économies et limitait considérablement la participation institutionnelle lors de plusieurs cycles haussiers.
Les nouvelles « Lignes directrices sur le trading de monnaies virtuelles pour les sociétés cotées » de la FSC légalisent officiellement l’investissement des entreprises dans les cryptomonnaies, marquant la troisième et dernière phase de son plan de libéralisation :
Une fois adoptée, les entités éligibles pourront allouer jusqu’à 5 % de leur capital social aux 20 principales cryptomonnaies par capitalisation boursière, négociées exclusivement sur les cinq principales bourses agréées en Corée du Sud.
Le plafond de 5 % du capital social est l’élément le plus débattu de la politique :
La FSC justifie cette limite conservatrice comme nécessaire pour éviter une concentration excessive des risques et maintenir la stabilité financière.
Les acteurs du secteur ont exprimé leur déception face au plafond de 5 %, arguant qu’il est bien plus restrictif que les règles en vigueur aux États-Unis, au Japon ou dans l’Union européenne, où aucun tel plafond en pourcentage n’existe pour la détention de cryptomonnaies par des entreprises.
Ce changement de politique devrait largement stimuler le développement de stablecoins en won et accélérer le lancement d’ETF Bitcoin au comptant en Corée du Sud.
Ces développements positionneraient encore davantage la Corée du Sud comme l’une des juridictions crypto les plus avancées en Asie.
La libéralisation de la FSC s’aligne avec les efforts nationaux plus larges pour faire de la Corée du Sud un hub crypto mondial :
La levée de l’interdiction pour les entreprises marque la fin d’une transition pluriannuelle, passant de restrictions à une intégration régulée.
Le plafond de 5 % — bien que critiqué comme étant trop conservateur — ne devrait pas compromettre les ambitions plus larges de la Corée du Sud en matière de crypto. Une fois en place, le cadre devrait :
Les risques à court terme incluent des retards dans la mise en œuvre, des charges de conformité pour les bourses, et d’éventuelles résistances de la part de régulateurs conservateurs. À long terme, cette politique pourrait servir de modèle régional pour équilibrer innovation et stabilité financière.
En résumé, la décision de la Corée du Sud de lever son interdiction de neuf ans sur la crypto pour les entreprises—tout en imposant un plafond de 5 % sur le capital social—représente un changement historique vers une participation institutionnelle régulée. La démarche complète le plan de libéralisation en trois phases de la FSC et devrait catalyser le développement des stablecoins en won, des ETF Bitcoin, et une intégration plus profonde du marché. Bien que les voix du secteur considèrent que le plafond est excessif par rapport aux standards américains, japonais et européens, la direction générale indique l’intention de la Corée du Sud de passer de restriction à leader dans l’économie crypto mondiale. Surveillez la publication des lignes directrices finales et l’adoption précoce par les entreprises pour confirmer la dynamique—en se référant toujours aux annonces officielles de la FSC et aux sources régulées lors du suivi des évolutions réglementaires et du marché.