Le marché du café navigue cette semaine entre pressions contradictoires, avec les contrats d’arabica de mars en légère hausse tandis que les contrats à terme sur le robusta ont reculé à leur niveau le plus bas en quatre semaines. Cette divergence reflète les tensions sous-jacentes dans la façon dont le complexe des matières premières caféières réagit aux prévisions d’offre et à la dynamique des stocks.
Les contrats à terme de mars montrent des tendances divergentes face aux préoccupations concernant l’offre de café
Fin février, les contrats à terme sur l’arabica de mars ont augmenté de 0,39 % (soit 1,30 point), tandis que les contrats ICE sur le robusta de mars ont perdu 2,24 % (-92 points), atteignant leur plus bas niveau en quatre semaines. Cette performance mitigée souligne les pressions différentes auxquelles sont confrontées les deux principales variétés de café. L’arabica a trouvé un soutien technique modeste, rebondissant après les plus bas de cinq mois de vendredi dernier, tandis que le robusta poursuit sa trajectoire descendante, confronté à des obstacles structurels d’offre difficiles à surmonter.
La pluviométrie supérieure à la moyenne au Brésil pèse sur les prix du café et les estimations de production
Le principal facteur qui freine la valeur du café est la précipitation anormalement abondante qui traverse la ceinture caféière du Brésil. Le Minas Gerais, qui fournit la majorité de la production d’arabica du pays, a reçu 69,8 mm de pluie durant la semaine se terminant le 30 janvier, soit une hausse de 117 % par rapport à la moyenne historique régionale. Une humidité aussi abondante devrait considérablement augmenter les rendements du café, une perspective qui pèse sur le sentiment des prix depuis plusieurs semaines.
Les implications sont devenues plus claires lorsque le fournisseur officiel de prévisions agricoles du Brésil, Conab, a relevé en décembre ses estimations de récolte 2025 de 2,4 %, à 56,54 millions de sacs, contre 55,20 millions de sacs en septembre précédent. Cette révision à la hausse témoigne de la confiance dans la production, malgré certains risques de sécheresse dans d’autres régions. Pour les traders surveillant la dynamique des prix du robusta et de l’arabica, des récoltes brésiliennes plus importantes se traduisent directement par une pression à la baisse sur les valorisations mondiales.
L’essor des exportations du Vietnam et l’augmentation des stocks de café aggravent la tendance baissière
Le Vietnam, premier producteur mondial de robusta, contribue à la pression par une accélération des exportations. Le 5 janvier, le Bureau national des statistiques du Vietnam a indiqué que les exportations de café 2025 ont augmenté de 17,5 % en glissement annuel, atteignant 1,58 million de tonnes métriques. La production pour la saison 2025/26 devrait augmenter de 6 %, à 1,76 million de tonnes métriques (29,4 millions de sacs), atteignant ainsi un sommet sur quatre ans. L’Association du café et du cacao du Vietnam a indiqué en octobre que des conditions météorologiques favorables pourraient faire grimper la récolte de la saison suivante de 10 % par rapport à l’année précédente, soulignant encore l’abondance de l’offre de robusta qui pèse sur les prix mondiaux.
Les stocks surveillés par les bourses renforcent cette tendance baissière. Les stocks d’arabica de l’ICE, après avoir chuté à un creux de 1,75 an à 398 645 sacs le 20 novembre, ont rebondi pour atteindre un sommet de 2,5 mois à 461 829 sacs à la mi-janvier. De même, les stocks de robusta de l’ICE ont augmenté, passant d’un creux d’un an à 4 012 lots le 10 décembre à un sommet de 1,75 mois à 4 609 lots vendredi dernier. La hausse des stocks signale généralement une offre abondante et limite la dynamique haussière des prix des matières premières.
La faiblesse des exportations brésiliennes limite le soutien aux prix
Un facteur contrebalançant qui offre un soutien modéré aux valeurs du café est la récente faiblesse des expéditions brésiliennes. Selon Cecafe, les exportations de café vert du Brésil en décembre ont reculé de 18,4 %, à 2,86 millions de sacs, avec des exportations d’arabica en baisse de 10 % en glissement annuel, à 2,6 millions de sacs, et celles de robusta en chute de 61 %, à 222 147 sacs. Ce ralentissement pourrait être temporaire, reflétant des schémas saisonniers ou des contraintes logistiques, mais il donne aux traders une lueur d’espoir que la tension sur l’offre pourrait finir par apparaître.
La chaîne d’approvisionnement mondiale du café annonce une production record et des pressions sur les prix à venir
Dans le contexte international plus large, le marché du café bénéficie d’un soutien structurel dû à la diminution des stocks mondiaux à court terme, contrastant avec une abondance de production à long terme. L’Organisation internationale du café a indiqué le 7 novembre que les exportations mondiales de café pour l’année commerciale en cours (octobre à septembre) ont légèrement diminué de 0,3 %, à 138,658 millions de sacs. Cependant, cette baisse modérée masque une situation plus complexe.
Le Service de l’agriculture étrangère de l’USDA, dans son rapport du 18 décembre, prévoit que la production mondiale de café pour 2025/26 atteindra un record de 178,848 millions de sacs, en hausse de 2,0 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance globale masque des tendances régionales divergentes : la production d’arabica devrait diminuer de 4,7 %, à 95,515 millions de sacs, tandis que celle du robusta augmente de 10,9 %, à 83,333 millions de sacs. La récolte 2025/26 du Brésil est désormais prévue en baisse de 3,1 %, à 63 millions de sacs, après des résultats robustes en 2024/25, tandis que la production de robusta du Vietnam devrait bondir de 6,2 %, atteignant un impressionnant 30,8 millions de tonnes métriques — un sommet sur quatre ans qui maintiendra la pression à la baisse sur les prix du robusta.
Ce surplus de production se reflète dans les projections de stocks de fin d’année 2025/26, qui devraient diminuer de 5,4 %, à 20,148 millions de sacs, contre 21,307 millions de sacs en 2024/25. Cette réduction des stocks, bien que modérée, indique que le marché va progressivement absorber l’actuel excédent — mais pas avant que les prix du café n’aient encore à subir une pression supplémentaire due à l’abondance à court terme.
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Marché du café sous pression : la robusta baisse alors que les fortes pluies au Brésil redéfinissent les perspectives de prix
Le marché du café navigue cette semaine entre pressions contradictoires, avec les contrats d’arabica de mars en légère hausse tandis que les contrats à terme sur le robusta ont reculé à leur niveau le plus bas en quatre semaines. Cette divergence reflète les tensions sous-jacentes dans la façon dont le complexe des matières premières caféières réagit aux prévisions d’offre et à la dynamique des stocks.
Les contrats à terme de mars montrent des tendances divergentes face aux préoccupations concernant l’offre de café
Fin février, les contrats à terme sur l’arabica de mars ont augmenté de 0,39 % (soit 1,30 point), tandis que les contrats ICE sur le robusta de mars ont perdu 2,24 % (-92 points), atteignant leur plus bas niveau en quatre semaines. Cette performance mitigée souligne les pressions différentes auxquelles sont confrontées les deux principales variétés de café. L’arabica a trouvé un soutien technique modeste, rebondissant après les plus bas de cinq mois de vendredi dernier, tandis que le robusta poursuit sa trajectoire descendante, confronté à des obstacles structurels d’offre difficiles à surmonter.
La pluviométrie supérieure à la moyenne au Brésil pèse sur les prix du café et les estimations de production
Le principal facteur qui freine la valeur du café est la précipitation anormalement abondante qui traverse la ceinture caféière du Brésil. Le Minas Gerais, qui fournit la majorité de la production d’arabica du pays, a reçu 69,8 mm de pluie durant la semaine se terminant le 30 janvier, soit une hausse de 117 % par rapport à la moyenne historique régionale. Une humidité aussi abondante devrait considérablement augmenter les rendements du café, une perspective qui pèse sur le sentiment des prix depuis plusieurs semaines.
Les implications sont devenues plus claires lorsque le fournisseur officiel de prévisions agricoles du Brésil, Conab, a relevé en décembre ses estimations de récolte 2025 de 2,4 %, à 56,54 millions de sacs, contre 55,20 millions de sacs en septembre précédent. Cette révision à la hausse témoigne de la confiance dans la production, malgré certains risques de sécheresse dans d’autres régions. Pour les traders surveillant la dynamique des prix du robusta et de l’arabica, des récoltes brésiliennes plus importantes se traduisent directement par une pression à la baisse sur les valorisations mondiales.
L’essor des exportations du Vietnam et l’augmentation des stocks de café aggravent la tendance baissière
Le Vietnam, premier producteur mondial de robusta, contribue à la pression par une accélération des exportations. Le 5 janvier, le Bureau national des statistiques du Vietnam a indiqué que les exportations de café 2025 ont augmenté de 17,5 % en glissement annuel, atteignant 1,58 million de tonnes métriques. La production pour la saison 2025/26 devrait augmenter de 6 %, à 1,76 million de tonnes métriques (29,4 millions de sacs), atteignant ainsi un sommet sur quatre ans. L’Association du café et du cacao du Vietnam a indiqué en octobre que des conditions météorologiques favorables pourraient faire grimper la récolte de la saison suivante de 10 % par rapport à l’année précédente, soulignant encore l’abondance de l’offre de robusta qui pèse sur les prix mondiaux.
Les stocks surveillés par les bourses renforcent cette tendance baissière. Les stocks d’arabica de l’ICE, après avoir chuté à un creux de 1,75 an à 398 645 sacs le 20 novembre, ont rebondi pour atteindre un sommet de 2,5 mois à 461 829 sacs à la mi-janvier. De même, les stocks de robusta de l’ICE ont augmenté, passant d’un creux d’un an à 4 012 lots le 10 décembre à un sommet de 1,75 mois à 4 609 lots vendredi dernier. La hausse des stocks signale généralement une offre abondante et limite la dynamique haussière des prix des matières premières.
La faiblesse des exportations brésiliennes limite le soutien aux prix
Un facteur contrebalançant qui offre un soutien modéré aux valeurs du café est la récente faiblesse des expéditions brésiliennes. Selon Cecafe, les exportations de café vert du Brésil en décembre ont reculé de 18,4 %, à 2,86 millions de sacs, avec des exportations d’arabica en baisse de 10 % en glissement annuel, à 2,6 millions de sacs, et celles de robusta en chute de 61 %, à 222 147 sacs. Ce ralentissement pourrait être temporaire, reflétant des schémas saisonniers ou des contraintes logistiques, mais il donne aux traders une lueur d’espoir que la tension sur l’offre pourrait finir par apparaître.
La chaîne d’approvisionnement mondiale du café annonce une production record et des pressions sur les prix à venir
Dans le contexte international plus large, le marché du café bénéficie d’un soutien structurel dû à la diminution des stocks mondiaux à court terme, contrastant avec une abondance de production à long terme. L’Organisation internationale du café a indiqué le 7 novembre que les exportations mondiales de café pour l’année commerciale en cours (octobre à septembre) ont légèrement diminué de 0,3 %, à 138,658 millions de sacs. Cependant, cette baisse modérée masque une situation plus complexe.
Le Service de l’agriculture étrangère de l’USDA, dans son rapport du 18 décembre, prévoit que la production mondiale de café pour 2025/26 atteindra un record de 178,848 millions de sacs, en hausse de 2,0 % par rapport à l’année précédente. Cette croissance globale masque des tendances régionales divergentes : la production d’arabica devrait diminuer de 4,7 %, à 95,515 millions de sacs, tandis que celle du robusta augmente de 10,9 %, à 83,333 millions de sacs. La récolte 2025/26 du Brésil est désormais prévue en baisse de 3,1 %, à 63 millions de sacs, après des résultats robustes en 2024/25, tandis que la production de robusta du Vietnam devrait bondir de 6,2 %, atteignant un impressionnant 30,8 millions de tonnes métriques — un sommet sur quatre ans qui maintiendra la pression à la baisse sur les prix du robusta.
Ce surplus de production se reflète dans les projections de stocks de fin d’année 2025/26, qui devraient diminuer de 5,4 %, à 20,148 millions de sacs, contre 21,307 millions de sacs en 2024/25. Cette réduction des stocks, bien que modérée, indique que le marché va progressivement absorber l’actuel excédent — mais pas avant que les prix du café n’aient encore à subir une pression supplémentaire due à l’abondance à court terme.