Vance soutient la participation du gouvernement américain dans des géants de l'IA comme OpenAI, Anthropic, etc., Musk s'oppose : il vaut mieux distribuer directement de l'argent, à l'avenir il faut lutter contre la déflation

Les vice-présidents américains Vance ont exprimé publiquement leur soutien à une approche basée sur un fonds souverain, permettant au gouvernement fédéral de détenir des parts dans de grandes entreprises d'IA telles qu'OpenAI et Anthropic ; si l’on considère une participation de 10 % dans ces grandes entreprises d’IA, cette position pourrait dépasser 500 milliards de dollars.
(Précédent : Trump propose d’investir dans des entreprises américaines d’IA, avec des discussions possibles cette semaine avec OpenAI, Anthropic, xAI ; Altman évoque l’idée d’un « fonds de richesse publique »)
(Contexte supplémentaire : Anthropic a levé 30 milliards de dollars, brisant le tabou de la Silicon Valley)

Table des matières

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  • Vance : « Le président aime cette idée »
  • Logique politique : une répartition préalable, et non une subvention après coup
  • Qu’est-ce que 500 milliards de dollars ?
  • Elon Musk propose de distribuer directement de l’argent

L’idée que le gouvernement détienne des parts dans des géants de la technologie a été considérée comme une zone interdite de la politique américaine. Mais l’exemple d’Intel, qui a commencé à ouvrir cette voie en 2025, montre que la Maison Blanche regarde désormais activement l’industrie de l’IA.

Dans une récente vidéo de « The Diary of a CEO », le vice-président américain Vance a clairement indiqué que Trump soutenait une approche sous forme de fonds souverain, permettant au gouvernement fédéral de détenir des parts dans de grandes entreprises d’IA telles qu’OpenAI et Anthropic.

Vance : « Le président aime cette idée »

Lors de l’interview, le présentateur a directement posé la question du « projet de loi sur le fonds de richesse souveraine de l’IA » proposé par le sénateur Bernie Sanders. Ce projet prévoit une taxe unique de 50 % sur les actions des plus grandes entreprises d’IA, dont les recettes seraient versées dans un fonds souverain, estimé pouvoir lever environ 7 000 milliards de dollars, permettant aux citoyens de recevoir chaque année 1 000 dollars en dividendes.

La réponse de Vance a été claire : il aime cette idée. Je ne suis pas sûr qu’il ait parlé de 50 %, mais il aime clairement cette direction.

Il est important de noter que cette déclaration transcende les clivages politiques, soutenant un cadre politique proposé par un sénateur aux tendances socialistes démocrates, même si des réserves subsistent sur les détails fiscaux.

Logique politique : une répartition préalable, et non une subvention après coup

Vance a expliqué clairement la préoccupation de la Maison Blanche lors de l’interview.

Son raisonnement remonte à la révolution industrielle : cette révolution technologique a permis aux riches de devenir encore plus riches, tandis que les ouvriers stagnaient, ce qui a finalement conduit à des conséquences politiques catastrophiques. La Maison Blanche pense que si l’on laisse OpenAI, Anthropic, xAI croître en capitalisation pour devenir des monopoles de plusieurs milliers de milliards, cela constitue une bombe à retardement politique.

La solution n’est pas d’attendre que ces entreprises d’IA deviennent trop grandes pour taxer ou subventionner, mais de « répartir en amont » : avant que la richesse ne se crée, faire en sorte que tout le monde détienne des parts.

Ce concept a déjà des précédents concrets. Le 22 août 2025, le gouvernement Trump a annoncé que le crédit d’impôt du programme CHIPS d’Intel serait converti en actions : l’État a acquis 10 % d’Intel, soit 433 millions d’actions à 20,47 dollars l’unité, pour un investissement total de 8,9 milliards de dollars. Ce précédent moderne de détention directe de parts par le gouvernement existe désormais.

Qu’est-ce que 500 milliards de dollars ?

En appliquant la même logique à l’industrie de l’IA, la taille du marché est totalement différente.

OpenAI et Anthropic sont évaluées à près d’un trillion de dollars chacune, avec des demandes d’IPO en cours, et l’intégration de xAI dans SpaceX dépasse 2 trillions de dollars en capitalisation boursière. En incluant Meta AI, Google DeepMind, et l’infrastructure AWS, les actifs liés à l’IA sont estimés à plus de 5 trillions de dollars, de façon conservatrice.

Si le gouvernement détient 10 %, la valeur comptable de ses parts atteindrait 500 milliards de dollars, dépassant la taille totale des fonds spéculatifs américains.

Elon Musk propose de distribuer directement de l’argent

Cependant, les oppositions sur le marché sont tout aussi claires. Musk a proposé une alternative sur X :

Il vaudrait mieux que le Trésor donne directement de l’argent aux citoyens.

Tant que la croissance des biens et services dépasse celle de la masse monétaire (ce que la croissance de l’IA et de la robotique rend inévitable), il n’y aura pas d’inflation.

En fait, je prévois que nous devrons lutter contre la déflation !

Sa logique est que la croissance des biens et services apportée par l’IA et la robotique dépassera celle de la masse monétaire, évitant ainsi l’inflation, et que le problème futur sera plutôt la déflation. Le gouvernement devrait distribuer directement de l’argent, plutôt que de gérer un portefeuille d’actions massif.

L’investisseur Mark Cuban remet en question cette approche du point de vue du marché financier : les entreprises d’IA doivent encore lever des centaines de milliards de dollars, et si le gouvernement force la prise de parts, cela pourrait freiner leur besoin en capital et ralentir le développement de l’IA.

Au-delà de la question de savoir si le gouvernement doit détenir des parts, il y a une problématique plus fondamentale : dans une révolution technologique qui pourrait remodeler tous les secteurs, comment doit-on répartir la richesse, et qui décide du mécanisme de cette répartition ? Le cas d’Intel montre que la Maison Blanche est prête à utiliser cet outil ; la taille des entreprises d’IA implique que, si cette idée est mise en pratique, les conséquences seront bien plus importantes que celles des subventions aux semi-conducteurs.

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