Données sur l'inflation et analyse macro 🚨


À la fin de l'article, je vous donne aussi un détail oublié concernant Kevin Warsh, dans une période où tout le monde sur le marché répète la même chose comme un perroquet 🚨
Les tensions dans le détroit d'Hormuz et l'arrêt du trafic maritime ont fait exploser les coûts énergétiques.
Cela a été le principal moteur qui a porté l'inflation en tête de 4,2 % aux États-Unis.
​Actuellement, la plus grande pression sur les marchés mondiaux et l'inflation est certainement cette crise géopolitique.
​Le nouveau président de la Fed, Kevin Warsh, qui a pris ses fonctions fin mai, fait face à un examen très difficile dès qu'il a pris place.
Warsh a été nommé par Trump et était en fait un profil plus favorable aux baisses de taux, visant à rassurer le marché.
Il voulait même utiliser de nouvelles méthodes de mesure de l'inflation, excluant les chocs temporaires et géopolitiques comme les carburants, pour réduire les taux.
Cependant, cette inflation de 4,2 % et les données d'emploi solides ont un peu compliqué la tâche de Warsh. Lors de la réunion de la Fed les 16-17 juin, une baisse des taux serait désormais totalement une surprise majeure.
Lors de sa première réunion, Warsh devra probablement résister à la pression de Trump pour une baisse des taux et adopter un ton prudent et hawkish.
​🟥 Événements négatifs :
​L'augmentation de l'inflation annuelle aux États-Unis, passant de 3,8 % le mois précédent à 4,2 %, indique une reprise des pressions sur les prix et un éloignement de l'objectif de 2 % de la Fed.
​Les perturbations dans le détroit d'Hormuz dues aux tensions entre l'Iran et les États-Unis maintiennent les coûts du pétrole et de la logistique élevés, créant une pression inflationniste structurelle.
​Avec une inflation à 4,2 % et un emploi robuste, la probabilité que la Fed baisse ses taux en juin est presque éliminée.
​Bien que le nouveau président Kevin Warsh soit normalement attendu pour une politique plus dovish, ces données d'inflation pourraient l'obliger à adopter un ton plus prudent et hawkish face au marché.
​🟩 Événements positifs :
​Le fait que la donnée ait exactement correspondu à l'attente du marché de 4,2 %, a empêché au moins une vague de choc et de ventes panique à court terme.
​Les investisseurs institutionnels et les algorithmes ayant anticipé ce taux et pris des positions, il n'y a pas eu de chute dévastatrice sur les marchés lors de l'annonce.
​Le maintien de l'inflation de base, excluant les éléments volatils comme l'énergie et l'alimentation, à 2,9 %, indique que la hausse en tête est plus liée à des facteurs géopolitiques qu'à une dégradation économique durable.
​Les efforts de l'administration Trump pour dynamiser l'économie et ses éventuelles démarches diplomatiques pour résoudre les crises géopolitiques empêchent le marché de sombrer totalement dans le pessimisme.
​🚨 Je souhaite maintenant partager avec vous un détail très important que tout le monde ignore ici :
​Contrairement à l'opinion générale du marché, Kevin Warsh, en regardant le taux élevé de 4,2 % en tête, préfère défendre la tendance fondamentale des prix, dépourvue des bruits géopolitiques temporaires, plutôt que de se concentrer sur des hausses de taux paniques.
Selon cette logique que Warsh indique, en excluant les valeurs extrêmes et les chocs, l'inflation moyenne ajustée, qui était de 2,35 % le mois dernier, est restée presque stable à 2,40 % ce mois-ci. Cela suggère que Warsh considère cette inflation élevée comme temporaire et qu'une fois la situation calmée, une baisse des taux pourrait être envisagée.
Kevin Warsh a déclaré lors de son audition au Sénat :
​"Ce qui m'importe le plus, c'est le taux d'inflation fondamental. Pas les changements ponctuels de prix dus à une modification géopolitique ou à une variation du prix du bœuf."
Autrement dit, la guerre dans le détroit d'Hormuz ou les chocs d'offre ne reflètent pas une tendance durable, ce sont des bruits temporaires, ce qui correspond parfaitement à la déclaration officielle de Warsh.
Depuis sa prise de fonction, Warsh n'a pas fait de volte-face radicale ou d'allocution contraire à sa philosophie macroéconomique fondamentale, qui aurait contredit à 100 % ses propos.
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