Je viens de remarquer quelque chose d'intéressant sur le marché de l'or que la plupart des gens négligent probablement. La Chine a discrètement accéléré ses achats d'or de manière assez significative — nous parlons de 74,38 millions d'onces de réserves en mars, ce qui marque 17 mois consécutifs d'achats continus. Ce qui a attiré mon attention, c'est le rythme : ils sont passés de 1-2 tonnes par mois habituellement à environ 5 tonnes en mars seulement. C'est un changement stratégique important.



Le timing est fascinant car cette accélération s'est produite juste au moment où le conflit entre les États-Unis et l'Iran a secoué le marché. Les prix de l'or ont en fait chuté de 12 % en mars — la pire performance mensuelle depuis 2008 — en raison de pressions de liquidité. On pourrait penser que cela aurait effrayé les banques centrales, mais la Chine a fait le contraire. Elles sont devenues des acheteurs contracycliques, ce qui est un comportement classique des banques centrales lorsque les prix baissent.

Que se passait-il vraiment en arrière-plan ? Beaucoup de banques centrales des marchés émergents ont été forcées de vendre de l'or pour renforcer leurs réserves de devises étrangères. La Turquie seule a liquidé environ 60 tonnes ( d'une valeur d'environ $8 milliards ) par des ventes et des swaps pour stabiliser leur monnaie pendant le conflit. La Pologne et les producteurs de pétrole du Golfe ont fait des choses similaires. Mais voici l'information clé : ce n’étaient que des mouvements tactiques, pas des inversions stratégiques. Ils avaient besoin de liquidités à court terme, pas d’un changement fondamental vis-à-vis de l’or.

Pendant ce temps, des pays moins affectés par le tumulte — comme la République tchèque et l’Ouzbékistan — continuaient à accumuler. La vision globale montre que, lorsqu’on regarde la tendance plus large, les banques centrales restent des acheteurs nets d’or, même si mars a été chaotique.

Ce qui me frappe vraiment, c’est que les données officielles que nous voyons ne sont que la surface. En creusant dans les données douanières du Royaume-Uni et en les comparant aux réserves en or des coffres de Londres, on se rend compte qu’environ deux tiers des achats réels d’or par les banques centrales ne figurent jamais dans les rapports publics. La demande réelle d’or de la Chine est bien plus élevée que ce que montrent les chiffres officiels. Cet achat caché est probablement le plus grand soutien pour le marché de l’or dont personne ne parle.

Donc, la narration du conflit ? C’est du bruit. La vraie histoire, c’est que les grandes banques centrales, surtout la Chine, considèrent l’or comme un actif stratégique et achètent en période de faiblesse. C’est le cas haussier à long terme qui compte.
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