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Le mirage du boom pétrolier au Nigeria : Quand la chèvre manque les feuilles de palmier
Lorsque la guerre en Iran a fait grimper les prix du pétrole au-delà de $100 le baril, de nombreuses nations se sont précipitées pour récolter cette aubaine.
Mais le Nigeria, le géant de l’Afrique, s’est retrouvé dans la situation proverbiale de la chèvre qui se tient devant des feuilles de palmier, tout en mâchant des pierres.
Le paradoxe est douloureux : le pétrole est cher, mais nos poches restent vides.
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**Le mirage de N28 Trillion **
Sur le papier, le Nigeria devrait sourire à la banque. Le Brent s’échange désormais à $102–$114 le baril, bien au-dessus de notre référence budgétaire de $64.85. Cela représente une prime de $37–$49 par baril, soit une aubaine annuelle théorique de N28.3 trillion. Mais la réalité mord plus fort que les calculs.
La vérité : nos « recettes » « supplémentaires » sont largement un mirage. Même la promesse de l’NNPC d’ajouter 100,000 barils est un « goutte d’eau dans l’océan » par rapport au manque de 360,000+ bpd.
Ce que nous pourrions faire avec de vraies aubaines
Si le Nigeria pouvait capter ne serait-ce qu’une fraction de cette prime, il pourrait financer ce qui compte vraiment :
Mais comme le disent les anciens : « Un enfant qui ne peut pas tenir une tasse ne devrait pas se voir offrir une calebasse. » Sans corriger la production, ces rêves restent « des châteaux dans le ciel ».
**Leçons venues de l’étranger **
Pendant que le Nigeria débat, d’autres passent à l’action :
**Autres pays en développement **
Des réponses auparavant prévues dans des circonstances similaires :
Ces pays disposaient de moyens budgétaires ou d’une discipline institutionnelle. Le Nigeria, juste sorti de la suppression des subventions, ne peut pas se permettre de retomber dans ce piège.
**Pourquoi les plafonds de prix sont un NoGo **
Soyons clairs : des plafonds de prix au Nigeria seraient comme de la « poursuite de l’eau dans un panier ». _
**La voie à suivre **
Le Nigeria doit résister à la tentation des solutions rapides et construire plutôt de la résilience :
Les États devraient subventionner le transport public, pas le carburant. Que les foyers cuisinent au GPL, pas à l’essence. Surtout, éviter le piège des subventions et refuser d’ajuster les budgets en supposant que le pétrole à $100 est permanent. Comme le disent les anciens : « La pluie ne tombe pas pour toujours ; le soleil doit à nouveau briller. »
**Conclusion **
Le Nigeria se trouve à un carrefour. La guerre en Iran a ouvert une fenêtre d’opportunité, mais sans discipline de production, nous risquons d’assister à la fuite de milliards entre nos doigts.
Les booms pétroliers sont éphémères. Le vrai test est de savoir si le Nigeria pourra enfin construire une économie qui prospère non pas parce que le pétrole est cher, mais parce que ses fondations sont suffisamment solides pour résister à la fois aux périodes de boom et aux périodes sombres.
Comme l’a judicieusement résumé un éditorial : « Un pays qui mange son tubercule de yam de semence pendant la saison des plantations aura faim à la récolte. » Le Nigeria doit faire le bon choix.
À propos de nous :
L’Alliance for Economic Research and Ethics (AERE) LTD/GTE est une organisation nigériane à but non lucratif dédiée au renforcement à la fois des secteurs privé et public grâce à la recherche fondée sur des preuves, au plaidoyer, à l’appui réglementaire, à l’engagement des parties prenantes et à des réformes transparentes.
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