Je viens de voir Alphabet émettre près de $32 milliards en obligations cette semaine, et je dois dire que les implications de cette opération sont en réalité assez fascinantes du point de vue des actionnaires.



Voici ce qui s’est passé : la société mère de Google a vraiment cartonné sur le marché obligataire. Ils visaient initialement $15 milliards, mais ont finalement levé $20 milliards uniquement en obligations en dollars américains, plus 7,5 milliards de livres sterling et $4 milliards en francs suisses. Le carnet de commandes a dépassé $100 milliards lors du pic de demande — les investisseurs faisaient la queue pour leur prêter de l’argent. Et tenez-vous bien, ils ont même réussi à émettre une obligation de 100 ans, ce qui est fou pour une entreprise technologique. C’est la première obligation d’un siècle émise par une société tech depuis l’ère des dot-com.

Pourquoi cela importe-t-il pour les actionnaires ? Eh bien, les implications sont assez claires : Alphabet mise essentiellement tout sur l’infrastructure IA en ce moment. Ils parlent de dépenser jusqu’à $185 milliards cette année seulement en capex — c’est plus que ce qu’ils ont dépensé au cours des trois dernières années combinées. Ils construisent des centres de données, achètent des puces chez Nvidia, tout le package. Et ils utilisent leur solide notation de crédit (AA+ de S&P) pour emprunter à des taux avantageux plutôt que de diluer les actionnaires par émission d’actions.

Mais c’est là que ça devient intéressant. Plus de dette signifie des paiements d’intérêts plus élevés qui grignotent les bénéfices. Au quatrième trimestre, leurs charges d’intérêts ont bondi de $53 millions à $298 millions d’une année sur l’autre. C’est une augmentation significative, et c’est quelque chose que les actionnaires doivent vraiment surveiller.

La vraie question — et cela touche aux implications fondamentales — est de savoir si cette dépense agressive portera réellement ses fruits. Alphabet affirme que oui. Ils constatent une augmentation de l’activité de recherche et de la croissance des services cloud alimentée par l’IA. Si cette dynamique se poursuit et si ces investissements génèrent les revenus qu’ils prévoient, alors cette frénésie d’endettement pourrait s’avérer être un coup de génie dans quelques années. Sinon, eh bien, les actionnaires ressentiront le poids de ces paiements d’intérêts.

Les analystes semblent plutôt optimistes dans l’ensemble. Sur 55 analystes couvrant l’action, 46 la considèrent comme un Achat Fort avec un objectif moyen d’environ 370 $. Mais je pense que les implications vont au-delà du prochain trimestre. C’est Alphabet qui dit en gros qu’ils sont prêts à prendre une levée de fonds importante pour dominer la course à l’IA. C’est un pari à forte conviction, et les actionnaires vont soit l’adorer, soit le remettre en question en fonction de la façon dont l’exécution se déroulera dans les prochaines années.
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