NuScale Power (NYSE: SMR), autrefois chouchou du secteur de l’énergie nucléaire, a connu un retournement spectaculaire début 2026. L’action du développeur de petits réacteurs modulaires (SMR), qui a atteint un sommet de 57,42 $ le 16 octobre 2025, a depuis chuté à environ 13 $, représentant une perte déchirante de 77 % pour les investisseurs ayant acheté au plus haut historique. Les analystes du marché, y compris les observateurs de l’industrie, se demandent désormais si c’est une opportunité d’achat ou un signal d’alarme.
Plusieurs facteurs ont convergé pour déclencher cette forte baisse. Le premier obstacle majeur est arrivé en octobre 2025, lorsque des inquiétudes généralisées concernant une bulle de l’intelligence artificielle ont envahi Wall Street. Depuis que NuScale s’est positionnée comme une solution énergétique pour les centres de données avides d’IA grâce à sa technologie SMR, le pessimisme autour du potentiel de profit de l’IA a directement pesé sur la société nucléaire. Des acteurs comparables comme Oklo et Nano Nuclear Energy ont connu des ventes similaires lors de ce même changement de sentiment.
Le choc des résultats et la dilution des actions
Les dégâts se sont intensifiés en novembre lorsque NuScale a publié ses résultats financiers du troisième trimestre, largement en dessous des attentes de Wall Street. Les analystes avaient prévu une perte de 0,11 $ par action, mais la société a annoncé une perte stupéfiante de 1,85 $ par action. Cette erreur a effrayé des investisseurs déjà nerveux.
La situation a empiré en décembre. NuScale a obtenu l’autorisation de ses actionnaires pour doubler le nombre d’actions en circulation, passant de 332 millions à 662 millions — un avertissement classique de dilution qui pèse généralement sur la valorisation des actions. Ensuite, le coup de grâce est arrivé : Fluor, l’un des plus grands soutiens institutionnels de NuScale et partenaire stratégique, a annoncé son intention de se retirer complètement de la société. La somme de ces mauvaises nouvelles a créé une tempête parfaite de sentiment négatif.
Une lueur d’espoir : la connexion roumaine
Malgré ces vents contraires incessants, tout ne semble pas sombre. Un développement potentiellement transformateur est survenu en février 2026, lorsque les actionnaires de l’opérateur nucléaire roumain Nuclearelectrica ont approuvé une décision finale d’investissement pour construire une installation SMR utilisant la technologie de NuScale. Le projet, conçu pour déployer six modules de 77 mégawatts, vise une mise en service commerciale d’ici 2033.
Cela représente la première voie concrète pour NuScale de générer des revenus significatifs. Cependant, comme le soulignent les observateurs du marché, demander aux investisseurs d’attendre sept ans pour la commercialisation pose un défi important — surtout que la société continue à brûler du cash et à enregistrer des pertes substantielles. Pour un investissement spéculatif avec un risque d’exécution et une incertitude sur le calendrier, la patience est une luxury que beaucoup d’actionnaires ne peuvent tout simplement pas se permettre.
Le dilemme d’investissement : risque versus opportunité
NuScale reste une action spéculative par excellence, mieux adaptée aux investisseurs ayant une tolérance démontrée à une volatilité extrême et à des périodes de détention pluriannuelles. La société doit encore sécuriser des contrats fermes supplémentaires pour valider son modèle économique et renforcer la confiance des investisseurs. Les investisseurs conservateurs cherchant une exposition à l’énergie nucléaire trouveraient probablement un meilleur refuge via des fonds négociés en bourse (ETF) spécialisés dans le nucléaire, qui offrent diversification sans le risque de concentration sur une seule entreprise.
La voie à suivre dépend entièrement de l’exécution. Si NuScale parvient à transformer le projet roumain en une source de revenus et à attirer d’autres clients pour sa technologie de réacteur modulaire, le prix actuel de l’action pourrait finalement représenter une opportunité d’entrée attrayante. À l’inverse, si des retards de projet, des dépassements de coûts ou des pressions concurrentielles s’accumulent, de nouvelles déceptions attendent les actionnaires. Pour l’instant, le pionnier des petits réacteurs modulaires se trouve à un carrefour — 2026 s’annonce comme une année cruciale pour valider sa narration de redressement.
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La chute épique de NuScale Power : l'effondrement $57 et ce qui le motive
NuScale Power (NYSE: SMR), autrefois chouchou du secteur de l’énergie nucléaire, a connu un retournement spectaculaire début 2026. L’action du développeur de petits réacteurs modulaires (SMR), qui a atteint un sommet de 57,42 $ le 16 octobre 2025, a depuis chuté à environ 13 $, représentant une perte déchirante de 77 % pour les investisseurs ayant acheté au plus haut historique. Les analystes du marché, y compris les observateurs de l’industrie, se demandent désormais si c’est une opportunité d’achat ou un signal d’alarme.
Plusieurs facteurs ont convergé pour déclencher cette forte baisse. Le premier obstacle majeur est arrivé en octobre 2025, lorsque des inquiétudes généralisées concernant une bulle de l’intelligence artificielle ont envahi Wall Street. Depuis que NuScale s’est positionnée comme une solution énergétique pour les centres de données avides d’IA grâce à sa technologie SMR, le pessimisme autour du potentiel de profit de l’IA a directement pesé sur la société nucléaire. Des acteurs comparables comme Oklo et Nano Nuclear Energy ont connu des ventes similaires lors de ce même changement de sentiment.
Le choc des résultats et la dilution des actions
Les dégâts se sont intensifiés en novembre lorsque NuScale a publié ses résultats financiers du troisième trimestre, largement en dessous des attentes de Wall Street. Les analystes avaient prévu une perte de 0,11 $ par action, mais la société a annoncé une perte stupéfiante de 1,85 $ par action. Cette erreur a effrayé des investisseurs déjà nerveux.
La situation a empiré en décembre. NuScale a obtenu l’autorisation de ses actionnaires pour doubler le nombre d’actions en circulation, passant de 332 millions à 662 millions — un avertissement classique de dilution qui pèse généralement sur la valorisation des actions. Ensuite, le coup de grâce est arrivé : Fluor, l’un des plus grands soutiens institutionnels de NuScale et partenaire stratégique, a annoncé son intention de se retirer complètement de la société. La somme de ces mauvaises nouvelles a créé une tempête parfaite de sentiment négatif.
Une lueur d’espoir : la connexion roumaine
Malgré ces vents contraires incessants, tout ne semble pas sombre. Un développement potentiellement transformateur est survenu en février 2026, lorsque les actionnaires de l’opérateur nucléaire roumain Nuclearelectrica ont approuvé une décision finale d’investissement pour construire une installation SMR utilisant la technologie de NuScale. Le projet, conçu pour déployer six modules de 77 mégawatts, vise une mise en service commerciale d’ici 2033.
Cela représente la première voie concrète pour NuScale de générer des revenus significatifs. Cependant, comme le soulignent les observateurs du marché, demander aux investisseurs d’attendre sept ans pour la commercialisation pose un défi important — surtout que la société continue à brûler du cash et à enregistrer des pertes substantielles. Pour un investissement spéculatif avec un risque d’exécution et une incertitude sur le calendrier, la patience est une luxury que beaucoup d’actionnaires ne peuvent tout simplement pas se permettre.
Le dilemme d’investissement : risque versus opportunité
NuScale reste une action spéculative par excellence, mieux adaptée aux investisseurs ayant une tolérance démontrée à une volatilité extrême et à des périodes de détention pluriannuelles. La société doit encore sécuriser des contrats fermes supplémentaires pour valider son modèle économique et renforcer la confiance des investisseurs. Les investisseurs conservateurs cherchant une exposition à l’énergie nucléaire trouveraient probablement un meilleur refuge via des fonds négociés en bourse (ETF) spécialisés dans le nucléaire, qui offrent diversification sans le risque de concentration sur une seule entreprise.
La voie à suivre dépend entièrement de l’exécution. Si NuScale parvient à transformer le projet roumain en une source de revenus et à attirer d’autres clients pour sa technologie de réacteur modulaire, le prix actuel de l’action pourrait finalement représenter une opportunité d’entrée attrayante. À l’inverse, si des retards de projet, des dépassements de coûts ou des pressions concurrentielles s’accumulent, de nouvelles déceptions attendent les actionnaires. Pour l’instant, le pionnier des petits réacteurs modulaires se trouve à un carrefour — 2026 s’annonce comme une année cruciale pour valider sa narration de redressement.