Faire un doctorat, c'est une période de décision différée souvent idéalisée
Cette année, lors du Nouvel An chinois, j'ai retrouvé plusieurs anciens camarades. Certains font un doctorat, d'autres travaillent déjà. La conversation était animée, mais dès qu'on abordait les projets après l'obtention du diplôme, l'ambiance devenait instantanément plus silencieuse. Beaucoup font un doctorat, non pas parce qu'ils sont certains de suivre une voie académique, mais simplement parce qu'ils ne veulent pas faire face à la réalité immédiatement, ils veulent encore attendre, encore repousser. Le doctorat ressemble davantage à une zone tampon, qui vous aide temporairement à échapper à la pression des choix de vie. Mais le temps a un coût. Après avoir terminé le doctorat, on a presque 30 ans, l'âge le plus précieux, et tout ce qu'on obtient, c'est un titre. Vous pensez accumuler, alors qu'en réalité, vous pourriez simplement fuir. Pendant le doctorat, la vie est très fragmentée, et on se coupe peu à peu du monde réel. Ce n'est qu'après avoir quitté le campus qu'on réalise que le monde ne regarde pas les articles, ne juge pas le bon ou le mauvais, mais évalue la valeur. La confiance et le système que vous avez construits dans le passé ne sont souvent pas applicables dans la réalité. Le système de doctorat, d'un point de vue macro, est une redistribution des talents, mais d'un point de vue personnel, c'est une période de décision différée tacitement acceptée. Les personnes vraiment lucides savent dès le départ trois choses : 1. Est-ce que je peux supporter le pire scénario de cette voie ? 2. Comment mes compétences sont-elles évaluées en dehors du système ? 3. Si je quitte en cours de route, sur quoi puis-je m'appuyer pour rester debout ? Persévérer sans échappatoire est une obsession, un investissement planifié s'appelle une stratégie. Le doctorat n'est ni un refuge ni une fin en soi. Vous n'avez pas besoin de faire semblant pour préserver votre image, il suffit d'être responsable de votre vie. Réfléchir clairement, c'est utiliser le doctorat pour amplifier l'avenir ou simplement repousser le présent. Comprendre cela, c'est respecter le temps que vous avez investi.
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Faire un doctorat, c'est une période de décision différée souvent idéalisée
Cette année, lors du Nouvel An chinois, j'ai retrouvé plusieurs anciens camarades. Certains font un doctorat, d'autres travaillent déjà. La conversation était animée, mais dès qu'on abordait les projets après l'obtention du diplôme, l'ambiance devenait instantanément plus silencieuse.
Beaucoup font un doctorat, non pas parce qu'ils sont certains de suivre une voie académique, mais simplement parce qu'ils ne veulent pas faire face à la réalité immédiatement, ils veulent encore attendre, encore repousser. Le doctorat ressemble davantage à une zone tampon, qui vous aide temporairement à échapper à la pression des choix de vie.
Mais le temps a un coût. Après avoir terminé le doctorat, on a presque 30 ans, l'âge le plus précieux, et tout ce qu'on obtient, c'est un titre. Vous pensez accumuler, alors qu'en réalité, vous pourriez simplement fuir.
Pendant le doctorat, la vie est très fragmentée, et on se coupe peu à peu du monde réel. Ce n'est qu'après avoir quitté le campus qu'on réalise que le monde ne regarde pas les articles, ne juge pas le bon ou le mauvais, mais évalue la valeur. La confiance et le système que vous avez construits dans le passé ne sont souvent pas applicables dans la réalité.
Le système de doctorat, d'un point de vue macro, est une redistribution des talents, mais d'un point de vue personnel, c'est une période de décision différée tacitement acceptée.
Les personnes vraiment lucides savent dès le départ trois choses :
1. Est-ce que je peux supporter le pire scénario de cette voie ?
2. Comment mes compétences sont-elles évaluées en dehors du système ?
3. Si je quitte en cours de route, sur quoi puis-je m'appuyer pour rester debout ?
Persévérer sans échappatoire est une obsession, un investissement planifié s'appelle une stratégie.
Le doctorat n'est ni un refuge ni une fin en soi. Vous n'avez pas besoin de faire semblant pour préserver votre image, il suffit d'être responsable de votre vie.
Réfléchir clairement, c'est utiliser le doctorat pour amplifier l'avenir ou simplement repousser le présent.
Comprendre cela, c'est respecter le temps que vous avez investi.