Plusieurs facteurs de soutien renforcent la vigueur du marché pétrolier

Les mouvements récents des prix du pétrole brut soulignent une interaction complexe entre tensions géopolitiques, contraintes d’offre et dynamiques de marché changeantes. Le pétrole brut WTI de mars (CLH26) a progressé de 0,45 point (+0,69%) tandis que l’essence RBOB de mars (RBH26) a gagné 0,0193 (+1,00%), bien que tous deux restent en dessous des sommets de la session de jeudi. Les facteurs sous-jacents qui soutiennent ces gains révèlent un marché renforcé par plusieurs pressions convergentes plutôt que par un seul facteur dominant.

Tensions géopolitiques soutiennent un plancher de prix

Le Moyen-Orient demeure un moteur clé des prix. Après que le président Trump ait averti l’Iran de négocier un accord nucléaire ou de faire face à une action militaire potentielle, les prix du brut ont initialement bondi jeudi pour atteindre un sommet en 4,25 mois. Les enjeux sont importants : une attaque contre l’Iran — quatrième producteur de l’OPEP — pourrait perturber gravement l’approvisionnement en brut et potentiellement fermer le détroit d’Hormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole mondial. Cependant, des indications ultérieures selon lesquelles Trump aurait eu des discussions nocturnes avec l’Iran et s’attendait à ce que les négociations se poursuivent ont modéré les gains, la récente vigueur étant plafonnée par un dollar américain plus ferme.

Contraintes d’offre ancrent les valeurs du marché

Au-delà des tensions au Moyen-Orient, le conflit Russie-Ukraine continue de soutenir un environnement d’offre restrictive. Le récent rejet par le Kremlin des perspectives de paix — évoquant des « questions territoriales » non résolues — indique une prolongation du conflit et des limitations soutenues sur les exportations russes de brut. Au cours des cinq derniers mois, les forces ukrainiennes ont ciblé au moins 28 raffineries russes, limitant directement la capacité d’exportation de Moscou. Depuis fin novembre, l’Ukraine a intensifié ses attaques contre des navires russes dans la mer Baltique, frappant au moins six navires.

Une pression supplémentaire provient des sanctions accrues des États-Unis et de l’UE ciblant l’infrastructure pétrolière russe et le transport maritime, réduisant encore les volumes d’offre mondiale. Par ailleurs, l’OPEP+ s’est engagée à maintenir des niveaux de production stables, suspendant les augmentations prévues pour le premier trimestre 2026. L’organisation tente de restaurer les 2,2 millions de barils par jour (b/j) qu’elle a coupés début 2024, bien que 1,2 million de b/j restent non restaurés. La production de brut de l’OPEP en décembre a atteint 29,03 millions de b/j, en hausse de 40 000 b/j par rapport au mois précédent.

Dynamique des stocks et tendances de production

Les indicateurs de la demande présentent un tableau mitigé. Au 23 janvier, les stocks américains de brut étaient inférieurs de 2,9 % à la moyenne saisonnière sur 5 ans — une tension qui soutient les prix. En revanche, les stocks d’essence et de distillats étaient supérieurs respectivement de 4,1 % et 1,0 % aux normes saisonnières, suggérant des approvisionnements adéquats en produits raffinés. La production américaine de brut pour la semaine se terminant le 23 janvier a diminué de 0,3 %, atteignant 13,696 millions de b/j, restant modestement en dessous du record de 13,862 millions de b/j enregistré en novembre.

L’activité des plateformes pétrolières a fortement diminué sur plus de 2,5 ans. Le nombre d’installations actives aux États-Unis s’élevait à 411 fin janvier — juste au-dessus du plus bas en 4,25 ans de 406 plateformes enregistré en décembre 2019 — un recul marqué par rapport au pic de 627 plateformes en décembre 2022. Cette activité de forage réduite suggère une dynamique limitée de croissance de la production à court terme.

Perspectives de marché et ajustements des prévisions

Les évaluations des perspectives d’offre ont été revues à la baisse. L’Agence Internationale de l’Énergie a réduit sa prévision de surplus mondial de brut pour 2026 à 3,7 millions de b/j dans son dernier rapport, contre 3,815 millions de b/j le mois précédent. De son côté, l’EIA a relevé sa prévision de production américaine pour 2026 à 13,59 millions de b/j (contre 13,53 millions de b/j), mais a réduit son estimation de consommation énergétique pour 2026 à 95,37 quadrillions de BTU contre 95,68 quadrillions de BTU.

Les données sur les stocks ajoutent une autre dimension. Vortexa a rapporté que le brut détenu sur des navires au moins sept jours inactifs a diminué de 0,6 % semaine après semaine, atteignant 113,30 millions de barils pour la semaine se terminant le 23 janvier, indiquant une réduction des réserves flottantes. L’OPEP+ doit se réunir ce dimanche pour examiner la politique de production et devrait maintenir le niveau de production stable, renforçant ainsi les soutiens structurels qui sous-tendent les niveaux actuels de prix.

Les marchés de l’énergie tirent donc leur force d’un ensemble de facteurs — primes de risque géopolitique, offres contraintes par conflit et sanctions, activité limitée des plateformes, et équilibrages prudents des stocks — qui se combinent pour soutenir la valorisation du brut malgré une volatilité intermittente causée par des annonces politiques et des courants macroéconomiques.

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