Le comité judiciaire s'associe pour s'opposer à l'article 604 du « CLARITY Act » : l'escalade du conflit entre la protection des développeurs et le pouvoir de régulation
Le 17 janvier, le Comité judiciaire du Sénat américain a soudainement exprimé son opposition à l’article 604 du projet de loi CLARITY, ce qui représente non seulement une divergence politique technique, mais aussi une confrontation directe sur la compétence en matière de régulation fédérale. Dans un contexte où Coinbase a déjà retiré son soutien et où le Comité bancaire du Sénat a reporté l’examen, cette lettre d’opposition annonce que cette loi très attendue sur la régulation des cryptomonnaies est en train de s’enliser davantage.
Pourquoi le Comité judiciaire a-t-il soudainement pris la parole ?
La nature de la lutte pour l’autorité
Selon les dernières informations, le président républicain du Comité judiciaire du Sénat, Chuck Grassley, ainsi que le principal membre démocrate, Dick Durbin, ont clairement indiqué dans une lettre au Comité bancaire du Sénat que l’article 604 “affaiblirait” la législation fédérale concernant les activités de transfert de fonds sans licence. Il ne s’agit pas d’une simple recommandation politique, mais d’une défense directe de la compétence du Comité judiciaire.
Dans leur lettre, ils soulignent une question procédurale clé : le Comité judiciaire du Sénat détient la juridiction sur le Titre 18 du Code des États-Unis, mais ils “n’ont pas été consultés ni informés à l’avance des modifications proposées”. Cela indique que le Comité bancaire a élaboré le projet de loi en contournant le processus de consultation inter-commissions.
La controverse spécifique autour de l’article 604
L’intention initiale de l’article 604 semblait raisonnable — protéger les développeurs de logiciels contre une responsabilité pénale en cas d’abus par des tiers de leurs produits. Mais la contestation du Comité judiciaire repose également sur des arguments solides : cette clause pourrait affaiblir la capacité du gouvernement à poursuivre en responsabilité les acteurs impliqués dans le transfert de fonds sans licence.
Le Comité judiciaire cite un cas important dans leur lettre : l’accusation par le ministère de la Justice contre le développeur de Tornado Cash, Roman Storm. Ils estiment que cette affaire démontre l’importance de la législation actuelle pour tenir responsables les acteurs liés aux transferts de fonds sans licence. En d’autres termes, si l’article 604 est adopté, des affaires similaires à celle de Roman Storm pourraient rencontrer des obstacles juridiques.
D’une opposition isolée à une crise systémique
Opposant
Position
Préoccupation principale
Date
Comité judiciaire
Oppose l’article 604
Affaiblissement de la régulation fédérale des transferts
17 janvier 2026
Coinbase
Retrait de soutien
Limitation des gains sur stablecoins
16 janvier 2026
Comité bancaire du Sénat
Report de l’examen
Divergences multiples difficiles à concilier
15 janvier 2026
Le projet de loi CLARITY était initialement considéré comme une " étape majeure vers la conformité", mais il se trouve désormais dans une impasse où plusieurs parties s’opposent :
Comité judiciaire : défense de l’autorité en matière de régulation pénale
Coinbase et autres exchanges : opposition aux clauses limitant les gains sur stablecoins
Banques traditionnelles : promotion d’une régulation plus stricte de la DeFi
Membres démocrates : tentatives d’ajouter des clauses de moralité pour les fonctionnaires
Conséquences de la complexification du processus
Que signifie cette opposition du Comité judiciaire ? Selon les dernières informations, si l’article 604 reste dans le projet de loi, le Comité judiciaire (chargé des questions juridiques) devra signer l’ensemble du texte en tant que troisième comité. Cela prolonge directement le cycle législatif et complique la coordination.
Les défenseurs de la DeFi font aussi pression. Ils affirment que sans une protection spécifique comme l’article 604, ils pourraient retirer leur soutien à l’ensemble du projet. Cela annonce une nouvelle impasse difficile — quelle que soit la décision du Comité judiciaire, cela risque d’irriter une partie ou une autre.
La contradiction fondamentale entre protection des développeurs et application de la régulation
Au cœur de cette dispute se pose une question plus profonde : jusqu’où les développeurs doivent-ils être responsables dans l’écosystème crypto ?
Le Comité judiciaire estime que : si un outil créé par un développeur est utilisé pour des transferts de fonds sans licence (ce qui constitue une infraction selon la loi fédérale), le développeur ne devrait pas automatiquement bénéficier d’une exemption. Ils citent l’affaire Roman Storm, arguant que la législation actuelle distingue déjà “l’utilisation involontaire” et “l’aide intentionnelle”.
Mais les défenseurs de la DeFi pensent qu’une responsabilité excessive des développeurs freinerait l’innovation et nuirait à l’ensemble de l’écosystème. L’article 604 vise justement à trouver un équilibre entre ces deux enjeux.
Perspectives d’avenir
Le Comité bancaire du Sénat devait initialement voter le projet de loi jeudi (15 janvier), mais face à une opposition croissante mercredi soir, la séance a été annulée. Selon des sources, des intervenants comme Eleanor Terrett indiquent que si la banque, Coinbase et certains membres démocrates parviennent à un accord sur le rendement, le projet pourrait encore avancer, avec de nouvelles actions possibles d’ici la fin du mois.
Mais l’intervention du Comité judiciaire rend le processus encore plus incertain. Pour faire avancer la loi, il faudra résoudre au moins trois niveaux de divergence : les gains sur stablecoins, la régulation de la DeFi, et l’équilibre entre protection des développeurs et application de la régulation.
En résumé
La lettre d’opposition du Comité judiciaire met en lumière la crise fondamentale que traverse le projet de loi CLARITY : il ne s’agit pas seulement de divergences internes à l’industrie crypto, mais d’un choc entre plusieurs départements fédéraux, différentes positions politiques, et des principes juridiques fondamentaux.
La controverse autour de l’article 604 reflète essentiellement une question incontournable : comment le gouvernement doit-il équilibrer la protection de l’innovation des développeurs et la prévention des abus législatifs ? La position du Comité judiciaire représente la volonté des autorités de régulation traditionnelles de renforcer leur capacité d’application, tandis que les défenseurs de la DeFi incarnent le désir d’un espace d’innovation.
À court terme, l’avancement de cette loi sera probablement encore retardé. À long terme, la forme finale du cadre réglementaire américain pour la crypto pourrait devoir faire des compromis sur ces contradictions fondamentales — mais la difficulté de parvenir à un tel compromis est désormais clairement visible.
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Le comité judiciaire s'associe pour s'opposer à l'article 604 du « CLARITY Act » : l'escalade du conflit entre la protection des développeurs et le pouvoir de régulation
Le 17 janvier, le Comité judiciaire du Sénat américain a soudainement exprimé son opposition à l’article 604 du projet de loi CLARITY, ce qui représente non seulement une divergence politique technique, mais aussi une confrontation directe sur la compétence en matière de régulation fédérale. Dans un contexte où Coinbase a déjà retiré son soutien et où le Comité bancaire du Sénat a reporté l’examen, cette lettre d’opposition annonce que cette loi très attendue sur la régulation des cryptomonnaies est en train de s’enliser davantage.
Pourquoi le Comité judiciaire a-t-il soudainement pris la parole ?
La nature de la lutte pour l’autorité
Selon les dernières informations, le président républicain du Comité judiciaire du Sénat, Chuck Grassley, ainsi que le principal membre démocrate, Dick Durbin, ont clairement indiqué dans une lettre au Comité bancaire du Sénat que l’article 604 “affaiblirait” la législation fédérale concernant les activités de transfert de fonds sans licence. Il ne s’agit pas d’une simple recommandation politique, mais d’une défense directe de la compétence du Comité judiciaire.
Dans leur lettre, ils soulignent une question procédurale clé : le Comité judiciaire du Sénat détient la juridiction sur le Titre 18 du Code des États-Unis, mais ils “n’ont pas été consultés ni informés à l’avance des modifications proposées”. Cela indique que le Comité bancaire a élaboré le projet de loi en contournant le processus de consultation inter-commissions.
La controverse spécifique autour de l’article 604
L’intention initiale de l’article 604 semblait raisonnable — protéger les développeurs de logiciels contre une responsabilité pénale en cas d’abus par des tiers de leurs produits. Mais la contestation du Comité judiciaire repose également sur des arguments solides : cette clause pourrait affaiblir la capacité du gouvernement à poursuivre en responsabilité les acteurs impliqués dans le transfert de fonds sans licence.
Le Comité judiciaire cite un cas important dans leur lettre : l’accusation par le ministère de la Justice contre le développeur de Tornado Cash, Roman Storm. Ils estiment que cette affaire démontre l’importance de la législation actuelle pour tenir responsables les acteurs liés aux transferts de fonds sans licence. En d’autres termes, si l’article 604 est adopté, des affaires similaires à celle de Roman Storm pourraient rencontrer des obstacles juridiques.
D’une opposition isolée à une crise systémique
Le projet de loi CLARITY était initialement considéré comme une " étape majeure vers la conformité", mais il se trouve désormais dans une impasse où plusieurs parties s’opposent :
Conséquences de la complexification du processus
Que signifie cette opposition du Comité judiciaire ? Selon les dernières informations, si l’article 604 reste dans le projet de loi, le Comité judiciaire (chargé des questions juridiques) devra signer l’ensemble du texte en tant que troisième comité. Cela prolonge directement le cycle législatif et complique la coordination.
Les défenseurs de la DeFi font aussi pression. Ils affirment que sans une protection spécifique comme l’article 604, ils pourraient retirer leur soutien à l’ensemble du projet. Cela annonce une nouvelle impasse difficile — quelle que soit la décision du Comité judiciaire, cela risque d’irriter une partie ou une autre.
La contradiction fondamentale entre protection des développeurs et application de la régulation
Au cœur de cette dispute se pose une question plus profonde : jusqu’où les développeurs doivent-ils être responsables dans l’écosystème crypto ?
Le Comité judiciaire estime que : si un outil créé par un développeur est utilisé pour des transferts de fonds sans licence (ce qui constitue une infraction selon la loi fédérale), le développeur ne devrait pas automatiquement bénéficier d’une exemption. Ils citent l’affaire Roman Storm, arguant que la législation actuelle distingue déjà “l’utilisation involontaire” et “l’aide intentionnelle”.
Mais les défenseurs de la DeFi pensent qu’une responsabilité excessive des développeurs freinerait l’innovation et nuirait à l’ensemble de l’écosystème. L’article 604 vise justement à trouver un équilibre entre ces deux enjeux.
Perspectives d’avenir
Le Comité bancaire du Sénat devait initialement voter le projet de loi jeudi (15 janvier), mais face à une opposition croissante mercredi soir, la séance a été annulée. Selon des sources, des intervenants comme Eleanor Terrett indiquent que si la banque, Coinbase et certains membres démocrates parviennent à un accord sur le rendement, le projet pourrait encore avancer, avec de nouvelles actions possibles d’ici la fin du mois.
Mais l’intervention du Comité judiciaire rend le processus encore plus incertain. Pour faire avancer la loi, il faudra résoudre au moins trois niveaux de divergence : les gains sur stablecoins, la régulation de la DeFi, et l’équilibre entre protection des développeurs et application de la régulation.
En résumé
La lettre d’opposition du Comité judiciaire met en lumière la crise fondamentale que traverse le projet de loi CLARITY : il ne s’agit pas seulement de divergences internes à l’industrie crypto, mais d’un choc entre plusieurs départements fédéraux, différentes positions politiques, et des principes juridiques fondamentaux.
La controverse autour de l’article 604 reflète essentiellement une question incontournable : comment le gouvernement doit-il équilibrer la protection de l’innovation des développeurs et la prévention des abus législatifs ? La position du Comité judiciaire représente la volonté des autorités de régulation traditionnelles de renforcer leur capacité d’application, tandis que les défenseurs de la DeFi incarnent le désir d’un espace d’innovation.
À court terme, l’avancement de cette loi sera probablement encore retardé. À long terme, la forme finale du cadre réglementaire américain pour la crypto pourrait devoir faire des compromis sur ces contradictions fondamentales — mais la difficulté de parvenir à un tel compromis est désormais clairement visible.