Goldman Sachs CEO David Solomon a jeté un froid lors de la dernière conférence téléphonique sur les résultats financiers en évoquant la loi CLARITY. Il a déclaré que cette loi du Congrès américain sur la “Clarté du marché des actifs numériques” avait encore “un long chemin à parcourir” avant de faire des progrès. Mais il existe une contradiction intéressante : c’est précisément cette banque, peu optimiste quant aux perspectives politiques, qui investit activement dans les stablecoins et les actifs tokenisés. Cela reflète l’attitude réelle des institutions financières traditionnelles face à l’innovation cryptographique.
Dilemme politique et optimisme institutionnel : une contradiction
Pourquoi la loi CLARITY est importante mais difficile à faire avancer
L’essence de la loi CLARITY est d’établir un cadre réglementaire clair pour le marché des actifs numériques, couvrant des domaines clés comme la tokenisation et les stablecoins. Selon Solomon, l’intérêt interne de Goldman Sachs pour ce sujet est “très élevé”, ce qui montre son importance indiscutable. Mais il admet aussi que, selon les dernières actualités, la progression de cette loi est bien plus lente que prévu.
Cette incertitude au niveau politique tend à faire attendre le marché. Mais la réalité est tout autre.
Les institutions votent par leurs actions
Bien que Solomon soit pessimiste quant à l’avancement de la législation, les actions concrètes de Goldman Sachs et d’autres géants de Wall Street racontent une histoire différente :
Institution
Derniers investissements
État d’avancement
Goldman Sachs
Stratégie stablecoin, RWA
En cours d’expansion
JPMorgan
Services d’actifs tokenisés
En croissance continue
State Street
Dépôts tokenisés, produits de stablecoin
Prêts à lancer
Visa
Paiements en stablecoin
4,5 milliards de dollars traités annuellement, en croissance mensuelle
Ce ne sont pas de simples expérimentations. Le secteur des paiements en stablecoin de Visa est déjà à une échelle significative et accélère. Des acteurs institutionnels comme Goldman Sachs et JPMorgan ne consacreraient pas autant de ressources à un domaine dont la législation est encore incertaine.
Pourquoi l’incertitude politique stimule paradoxalement l’action du marché
Voici une logique clé : l’incertitude politique n’est pas synonyme d’incertitude du marché.
Selon des données récentes, la tokenisation des RWA (actifs du monde réel) a atteint 35,2 milliards de dollars. La part des RWA dans le marché américain est faible, mais leur croissance est rapide. Plus important encore, ces flux additionnels proviennent d’institutions qui n’avaient jamais participé au marché crypto auparavant — comme Goldman Sachs, JPMorgan, et autres géants financiers traditionnels.
Que cela signifie-t-il ? Cela indique que ces institutions ont déjà jugé que la tokenisation et les stablecoins sont des tendances irréversibles, peu importe quand la loi CLARITY sera adoptée. Mieux vaut construire l’infrastructure en amont plutôt que d’attendre la législation.
La véritable motivation des institutions
Solomon affirme que “ces innovations sont cruciales”, ce qui est une déclaration clé. Ils ne parient pas sur la passage de la loi CLARITY, mais sur l’avenir de l’écosystème de la tokenisation dans son ensemble. La législation n’est qu’une question de certitude, pas de direction.
La stratégie de Visa est plus directe : il ne s’agit pas de remplacer le réseau de paiement existant, mais d’intégrer le stablecoin dans le système actuel. Cela montre que les institutions ont déjà trouvé une voie qui ne dépend pas entièrement de la clarté réglementaire — en utilisant l’infrastructure financière existante pour faire pénétrer progressivement stablecoins et actifs tokenisés.
Deux scénarios pour l’avenir
Scénario 1 : La loi CLARITY est finalement adoptée et établit un cadre réglementaire clair. Cela accélérera l’entrée des institutions, et celles déjà engagées comme Goldman Sachs et JPMorgan bénéficieront d’un avantage réglementaire.
Scénario 2 : La loi continue de stagner, mais le marché a déjà construit, via des canaux existants, une infrastructure de fait. La législation finira par suivre la réalité du marché.
D’après leurs investissements, ces institutions semblent se préparer à ces deux scénarios. C’est la véritable gestion des risques par des acteurs professionnels.
En résumé
L’avis de Solomon reflète la véritable difficulté au niveau politique — la progression de la loi CLARITY rencontre des obstacles. Mais cela ne doit pas être interprété comme un signal de stagnation du marché. Au contraire, l’engagement des institutions traditionnelles dans la tokenisation et les stablecoins s’accélère, ce qui montre qu’elles ont déjà pris leur propre décision.
Une législation claire est importante, mais les acteurs du marché ne restent pas passifs en attendant. Ils montrent par leurs actions que l’avenir de la tokenisation ne dépend pas d’une loi, mais de la demande du marché lui-même. La loi CLARITY pourrait être adoptée à terme, mais d’ici là, l’infrastructure du marché sera déjà en place.
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L'avenir de la politique est incertain, pourquoi Wall Street continue-t-il d'investir dans les stablecoins cryptographiques
Goldman Sachs CEO David Solomon a jeté un froid lors de la dernière conférence téléphonique sur les résultats financiers en évoquant la loi CLARITY. Il a déclaré que cette loi du Congrès américain sur la “Clarté du marché des actifs numériques” avait encore “un long chemin à parcourir” avant de faire des progrès. Mais il existe une contradiction intéressante : c’est précisément cette banque, peu optimiste quant aux perspectives politiques, qui investit activement dans les stablecoins et les actifs tokenisés. Cela reflète l’attitude réelle des institutions financières traditionnelles face à l’innovation cryptographique.
Dilemme politique et optimisme institutionnel : une contradiction
Pourquoi la loi CLARITY est importante mais difficile à faire avancer
L’essence de la loi CLARITY est d’établir un cadre réglementaire clair pour le marché des actifs numériques, couvrant des domaines clés comme la tokenisation et les stablecoins. Selon Solomon, l’intérêt interne de Goldman Sachs pour ce sujet est “très élevé”, ce qui montre son importance indiscutable. Mais il admet aussi que, selon les dernières actualités, la progression de cette loi est bien plus lente que prévu.
Cette incertitude au niveau politique tend à faire attendre le marché. Mais la réalité est tout autre.
Les institutions votent par leurs actions
Bien que Solomon soit pessimiste quant à l’avancement de la législation, les actions concrètes de Goldman Sachs et d’autres géants de Wall Street racontent une histoire différente :
Ce ne sont pas de simples expérimentations. Le secteur des paiements en stablecoin de Visa est déjà à une échelle significative et accélère. Des acteurs institutionnels comme Goldman Sachs et JPMorgan ne consacreraient pas autant de ressources à un domaine dont la législation est encore incertaine.
Pourquoi l’incertitude politique stimule paradoxalement l’action du marché
Voici une logique clé : l’incertitude politique n’est pas synonyme d’incertitude du marché.
Selon des données récentes, la tokenisation des RWA (actifs du monde réel) a atteint 35,2 milliards de dollars. La part des RWA dans le marché américain est faible, mais leur croissance est rapide. Plus important encore, ces flux additionnels proviennent d’institutions qui n’avaient jamais participé au marché crypto auparavant — comme Goldman Sachs, JPMorgan, et autres géants financiers traditionnels.
Que cela signifie-t-il ? Cela indique que ces institutions ont déjà jugé que la tokenisation et les stablecoins sont des tendances irréversibles, peu importe quand la loi CLARITY sera adoptée. Mieux vaut construire l’infrastructure en amont plutôt que d’attendre la législation.
La véritable motivation des institutions
Solomon affirme que “ces innovations sont cruciales”, ce qui est une déclaration clé. Ils ne parient pas sur la passage de la loi CLARITY, mais sur l’avenir de l’écosystème de la tokenisation dans son ensemble. La législation n’est qu’une question de certitude, pas de direction.
La stratégie de Visa est plus directe : il ne s’agit pas de remplacer le réseau de paiement existant, mais d’intégrer le stablecoin dans le système actuel. Cela montre que les institutions ont déjà trouvé une voie qui ne dépend pas entièrement de la clarté réglementaire — en utilisant l’infrastructure financière existante pour faire pénétrer progressivement stablecoins et actifs tokenisés.
Deux scénarios pour l’avenir
Scénario 1 : La loi CLARITY est finalement adoptée et établit un cadre réglementaire clair. Cela accélérera l’entrée des institutions, et celles déjà engagées comme Goldman Sachs et JPMorgan bénéficieront d’un avantage réglementaire.
Scénario 2 : La loi continue de stagner, mais le marché a déjà construit, via des canaux existants, une infrastructure de fait. La législation finira par suivre la réalité du marché.
D’après leurs investissements, ces institutions semblent se préparer à ces deux scénarios. C’est la véritable gestion des risques par des acteurs professionnels.
En résumé
L’avis de Solomon reflète la véritable difficulté au niveau politique — la progression de la loi CLARITY rencontre des obstacles. Mais cela ne doit pas être interprété comme un signal de stagnation du marché. Au contraire, l’engagement des institutions traditionnelles dans la tokenisation et les stablecoins s’accélère, ce qui montre qu’elles ont déjà pris leur propre décision.
Une législation claire est importante, mais les acteurs du marché ne restent pas passifs en attendant. Ils montrent par leurs actions que l’avenir de la tokenisation ne dépend pas d’une loi, mais de la demande du marché lui-même. La loi CLARITY pourrait être adoptée à terme, mais d’ici là, l’infrastructure du marché sera déjà en place.