Les groupes de défense du Bitcoin intensifient leur lobbying auprès du Congrès américain, demandant l’élargissement de l’exonération fiscale pour inclure le Bitcoin et les principales crypto-monnaies réseau. Derrière cette impulsion politique se cache le dilemme de conformité auquel font face des millions d’utilisateurs de cryptomonnaies aux États-Unis.
Impasse politique : priorité aux stablecoins, exclusion du BTC
Selon les dernières informations, le projet de réforme fiscale actuellement à l’étude par le Comité sénatorial des finances et le Comité de la collecte de fonds de la Chambre des représentants présente un problème clé : l’avantage fiscal pourrait ne couvrir que les stablecoins de paiement conformes aux critères de la loi GENIUS, tout en excluant totalement le Bitcoin.
Que cela signifie-t-il ? Selon les règles en vigueur, l’IRS considère toujours le Bitcoin comme un bien. Même une transaction de café à 10 dollars nécessite, sur le plan technique, un calcul du coût de base et des gains ou pertes, ce qui constitue un obstacle majeur à la généralisation des paiements quotidiens.
Les revendications des défenseurs : une solution concrète et réalisable
L’Institut de recherche sur la politique du Bitcoin, en collaboration avec Bitcoin Voter, Blocks, Crypto Council, Digital Chamber, MoonPay, River et d’autres organismes, a récemment écrit aux présidents clés des comités du Congrès, Michael Crapo et Jason Smith, pour proposer un ensemble de réformes concrètes.
Contenu principal de la proposition
Item
Critère
Seuil d’entrée pour les tokens réseau
25 milliards de dollars de capitalisation boursière
Plafond d’exonération pour une transaction unique
600 dollars
Plafond annuel d’exonération cumulée
20 000 dollars
La logique derrière cette proposition est claire : fixer un seuil de capitalisation pour garantir que seuls les tokens réseau principaux en bénéficient, limiter le montant des transactions pour prévenir l’évasion fiscale, tout en offrant une commodité réelle pour les paiements quotidiens des utilisateurs ordinaires.
Arguments centraux des défenseurs
Les règles fiscales actuelles affaiblissent l’objectif de simplification de la déclaration
N’accorder des avantages qu’aux stablecoins ne résoudra pas le fardeau de conformité pour de nombreux utilisateurs américains
Après 2025, il faudra déclarer via le formulaire 1099-DA ; ne pas ajuster rapidement entraînera des coûts de conformité et des risques d’audit plus élevés pour les entreprises et les particuliers
Pourquoi ce sujet est-il si crucial maintenant ?
Du point de vue de la taille du marché, ce n’est pas une question marginale :
Environ 45 millions d’Américains détiennent des cryptomonnaies
En 2024, environ 7 millions d’utilisateurs américains utiliseront Bitcoin ou d’autres tokens réseau pour payer
Les États-Unis sont devenus l’un des plus grands marchés pour les paiements en Bitcoin
La capitalisation du Bitcoin atteint 1,90 billion de dollars, représentant 58,43 % du marché crypto global
Ces chiffres montrent que le paiement en Bitcoin n’est plus une pratique marginale de geeks, mais une réalité impliquant des millions d’utilisateurs. L’injustice des règles fiscales freine le développement de ce marché.
Perspectives politiques pour 2026
Le timing de ce lobbying est crucial. Avec la nouvelle session du Congrès qui s’ouvre à une attitude plus ouverte envers les actifs numériques, et l’entrée en vigueur prochaine du formulaire 1099-DA, la fenêtre de réforme fiscale s’ouvre.
Bien que la proposition des défenseurs suscite encore des questions sur « pourquoi accorder un traitement spécial aux cryptomonnaies », leur argumentation est convaincante : si les stablecoins peuvent bénéficier d’un traitement fiscal proche de celui de l’argent liquide, alors Bitcoin, en tant qu’outil de stockage de valeur et de paiement, devrait bénéficier d’un traitement similaire. Il ne s’agit pas d’un avantage exceptionnel, mais de la cohérence logique de la politique.
En résumé
Ce lobbying reflète la contradiction fondamentale à laquelle est confrontée l’industrie des cryptomonnaies : le cadre politique peine à suivre le rythme des innovations technologiques. La revendication des défenseurs du Bitcoin est pragmatique : il ne s’agit pas d’une exonération totale, mais d’une simplification de la déclaration fiscale pour les paiements quotidiens dans des limites raisonnables.
La question clé est : le Congrès américain sera-t-il prêt à reconnaître le statut réel du Bitcoin en tant qu’outil de paiement et à ajuster en conséquence les règles fiscales ? D’après la taille du groupe de défense et l’intensité du lobbying, cette question prendra de l’ampleur dans l’agenda politique de 2026. La suite dépendra des réponses des comités du Congrès et de l’évolution des projets de loi, qui seront des indicateurs importants pour orienter la politique.
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Les défenseurs du Bitcoin font du lobbying auprès du Congrès américain : pourquoi le paiement en BTC doit bénéficier d'une exonération fiscale
Les groupes de défense du Bitcoin intensifient leur lobbying auprès du Congrès américain, demandant l’élargissement de l’exonération fiscale pour inclure le Bitcoin et les principales crypto-monnaies réseau. Derrière cette impulsion politique se cache le dilemme de conformité auquel font face des millions d’utilisateurs de cryptomonnaies aux États-Unis.
Impasse politique : priorité aux stablecoins, exclusion du BTC
Selon les dernières informations, le projet de réforme fiscale actuellement à l’étude par le Comité sénatorial des finances et le Comité de la collecte de fonds de la Chambre des représentants présente un problème clé : l’avantage fiscal pourrait ne couvrir que les stablecoins de paiement conformes aux critères de la loi GENIUS, tout en excluant totalement le Bitcoin.
Que cela signifie-t-il ? Selon les règles en vigueur, l’IRS considère toujours le Bitcoin comme un bien. Même une transaction de café à 10 dollars nécessite, sur le plan technique, un calcul du coût de base et des gains ou pertes, ce qui constitue un obstacle majeur à la généralisation des paiements quotidiens.
Les revendications des défenseurs : une solution concrète et réalisable
L’Institut de recherche sur la politique du Bitcoin, en collaboration avec Bitcoin Voter, Blocks, Crypto Council, Digital Chamber, MoonPay, River et d’autres organismes, a récemment écrit aux présidents clés des comités du Congrès, Michael Crapo et Jason Smith, pour proposer un ensemble de réformes concrètes.
Contenu principal de la proposition
La logique derrière cette proposition est claire : fixer un seuil de capitalisation pour garantir que seuls les tokens réseau principaux en bénéficient, limiter le montant des transactions pour prévenir l’évasion fiscale, tout en offrant une commodité réelle pour les paiements quotidiens des utilisateurs ordinaires.
Arguments centraux des défenseurs
Pourquoi ce sujet est-il si crucial maintenant ?
Du point de vue de la taille du marché, ce n’est pas une question marginale :
Ces chiffres montrent que le paiement en Bitcoin n’est plus une pratique marginale de geeks, mais une réalité impliquant des millions d’utilisateurs. L’injustice des règles fiscales freine le développement de ce marché.
Perspectives politiques pour 2026
Le timing de ce lobbying est crucial. Avec la nouvelle session du Congrès qui s’ouvre à une attitude plus ouverte envers les actifs numériques, et l’entrée en vigueur prochaine du formulaire 1099-DA, la fenêtre de réforme fiscale s’ouvre.
Bien que la proposition des défenseurs suscite encore des questions sur « pourquoi accorder un traitement spécial aux cryptomonnaies », leur argumentation est convaincante : si les stablecoins peuvent bénéficier d’un traitement fiscal proche de celui de l’argent liquide, alors Bitcoin, en tant qu’outil de stockage de valeur et de paiement, devrait bénéficier d’un traitement similaire. Il ne s’agit pas d’un avantage exceptionnel, mais de la cohérence logique de la politique.
En résumé
Ce lobbying reflète la contradiction fondamentale à laquelle est confrontée l’industrie des cryptomonnaies : le cadre politique peine à suivre le rythme des innovations technologiques. La revendication des défenseurs du Bitcoin est pragmatique : il ne s’agit pas d’une exonération totale, mais d’une simplification de la déclaration fiscale pour les paiements quotidiens dans des limites raisonnables.
La question clé est : le Congrès américain sera-t-il prêt à reconnaître le statut réel du Bitcoin en tant qu’outil de paiement et à ajuster en conséquence les règles fiscales ? D’après la taille du groupe de défense et l’intensité du lobbying, cette question prendra de l’ampleur dans l’agenda politique de 2026. La suite dépendra des réponses des comités du Congrès et de l’évolution des projets de loi, qui seront des indicateurs importants pour orienter la politique.