Le ministère taïwanais des Finances a annoncé que la dérogation actuelle permettant aux restaurateurs dont le chiffre d’affaires mensuel dépasse 200 000 NT$ de ne pas émettre de facture unifiée sera officiellement abolie en 2029. Environ 70 000 commerçants à l’échelle nationale seront affectés, et le taux de taxe sur le chiffre d’affaires passera de 1 % à 5 %.
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Le « droit d’exemption de facture » dont bénéficiaient longtemps les restaurants à Taïwan est sur le point de disparaître. Le ministère des Finances a annoncé que, bien que les restaurateurs avec un chiffre d’affaires supérieur à 200 000 NT$ par mois, considérés comme « petits exploitants », puissent actuellement ne pas émettre de facture unifiée, cette faveur sera définitivement supprimée en 2029. Environ 70 000 établissements à travers le pays seront concernés.
Les établissements souvent appelés « soupes et bouillons », tels que les stands de snacks, les vendeurs de nouilles, les restaurants de bentō, etc., qui sont des lieux de consommation quotidienne pour le public, ont longtemps bénéficié d’un taux d’imposition réduit de 1 % et de l’exemption d’émission de facture, en raison de la difficulté à calculer précisément leurs coûts d’ingrédients.
Actuellement, les petits restaurateurs ne paient qu’un taux de 1 % de taxe sur leur chiffre d’affaires, vérifié par l’administration fiscale tous les six mois, sans obligation d’émettre une facture unifiée. Mais après l’abolition en 2029, ces commerçants devront devenir des « exploitants ordinaires » et leur taux d’imposition passera à 5 %, soit une augmentation de cinq fois.
Le ministère des Finances insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une « taxation surprise », mais d’un ajustement nécessaire pour établir un environnement fiscal plus équitable, en réponse à la popularisation des paiements électroniques et à la transparence accrue des transactions ces dernières années.
Pour atténuer l’impact, le ministère propose des mesures transitoires : si les commerçants intègrent des paiements mobiles avant la date limite et respectent certaines conditions, ils pourront continuer à bénéficier du taux réduit de 1 % jusqu’à la fin 2028, leur laissant ainsi une période d’adaptation.
Parallèlement, le ministère de la Santé et du Bien-être social met en place des mesures complémentaires, exigeant que le personnel de restauration ne manipule pas simultanément l’argent et les ingrédients.