Gate News rapporte que le 16 mars, selon les données de suivi des navires, un pétrolier de type Aframax nommé Karachi (navire de transport de pétrole brut de taille moyenne) a réussi à traverser le détroit d’Hormuz et se dirige actuellement vers le Pakistan. Il s’agit de l’un des rares pétroliers à avoir quitté le Golfe Persique depuis l’attaque menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Les données indiquent que ce pétrolier, contrôlé par la Pakistan National Shipping Corporation, a effectué la traversée dimanche dernier dans une voie proche de la côte iranienne, et se trouve désormais dans les eaux près de Sohar. Récemment, les navires passant par le détroit ont généralement choisi de naviguer près du côté iranien afin de réduire les risques. En raison de l’escalade des conflits dans la région, le trafic dans le détroit d’Hormuz, qui représente environ 20 % du transport mondial de pétrole brut, a été presque à l’arrêt, et les pays surveillent de près la reprise éventuelle de la navigation. Par ailleurs, certains pays ont négocié des arrangements avec Téhéran, comme l’Inde qui a obtenu l’autorisation de faire passer deux navires de LPG (gaz de pétrole liquéfié). Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que le détroit d’Hormuz n’était pas totalement fermé, mais « uniquement aux navires des pays hostiles ». Le nouveau leader iranien, Mojtaba Khamenei, a quant à lui affirmé que Téhéran conserverait le levier stratégique de « fermer le détroit ». Alors que le conflit au Moyen-Orient entre dans sa troisième semaine, les risques liés à la navigation dans le détroit continuent d’augmenter. Donald Trump a appelé plusieurs pays à déployer des navires de guerre pour escorter les navires commerciaux afin de rétablir la circulation, mais le Japon et d’autres alliés n’ont pas encore exprimé leur participation. Selon des experts, même si la situation se calme, la reprise complète de la navigation dans le détroit pourrait prendre plusieurs semaines.